Aziz Dabo sur les écoutes Soro/Bassolé: “La justice du Burkina est au-dessus des manipulations”

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La campagne pour les élections couplées législatives et présidentielle bat son plein et amorce sa dernière ligne droite. Le secrétaire national adjoint aux relations extérieures de la NAFA, Aziz Dabo, donne le pouls du parti. La NAFA, en rappel,  bat campagne malgré le gel de ses avoirs. Aziz Dabo a apporté des éléments d’analyse de la NAFA en ce qui concerne les récents soubresauts dans l’affaire du putsch manqué de septembre dernier, entraînant l’inculpation de son candidat recalé à la présidentielle, Djibrill Bassolé.

Burkina 24 (B24) : Comment se porte la NAFA ?

Aziz DABO (AzD) : Avant tout propos, vous me permettrez tout d’abord d’adresser  mes sincères condoléances aux nations amies du Burkina Faso endeuillées par les derniers événements terroristes.

Pour répondre à votre question, je tiens à transmettre tous mes encouragements et toutes mes félicitations à l’ensemble de la jeunesse consciente burkinabè, des militants, sympathisants de la NAFA et ceux de SEM Djibrill Y Bassolé pour le courage, l’abnégation et la persévérance dont ils font preuve face aux différentes épreuves difficiles qui se sont dressées jusque-là devant nous, depuis l’appel de la Maison du peuple.

Ceci dit sans fausse modestie, je puis vous affirmer que la NAFA a la tête hors de l’eau, nonobstant l’acharnement sans précédent dont elle fait l’objet en tant que parti politique né au lendemain de l’insurrection populaire pour apporter sa contribution au changement tant attendu et espéré et aussi participer à l’enrichissement du processus démocratique en cours dans notre pays.

B24 : Comment la NAFA réussit-elle à battre campagne malgré les restrictions financières qui la frappent et surtout les incarcérations  du Général Djibril Bassolé, considéré comme son financier ?

AzD : Le  Général Djibrill Ypénè Bassolé, comme tout le monde le sait a été mis aux arrêts depuis le 29 septembre 2015. Malgré ce deuxième coup dur porté à notre candidat, après l’invalidation de sa candidature par le Conseil constitutionnel à la présidentielle, la NAFA fait face à son destin et continuera à se battre.

Elle prend part avec les moyens qui sont les siens à la campagne législative malgré la mesure de gel des avoirs du parti. Nous ne pouvons même pas toucher la subvention que l’Etat accorde aux partis politiques pour aller en campagne. Nous le crierons sur tous les toits, il s’agit encore d’une nouvelle stratégie faite à dessein pour fragiliser, asphyxier notre parti. Mais nous nous remettons à la détermination et à l’engagement de nos militants qui malgré le manque de moyens sont restés engagés toujours à nos cotés.

Pour revenir au Général Djibrill Bassolé, je puis vous affirmer qu’il se porte très bien: il nous exhorte à continuer de nous battre afin de faire triompher les idéaux de la NAFA dans un climat de paix. Son plus grand souhait est de voir la NAFA , malgré  toutes ces difficultés, constituer un groupe parlementaire lors de la prochaine législature.

B24 : Concernant toujours le Général Bassolé, les réseaux sociaux étaient en ébullition la semaine dernière à cause de prétendues preuves d’écoutes audio. Quelle est la réaction de la NAFA sur ce sujet ?

AzD : La NAFA a toujours eu confiance en SEM Djibrill Y Bassolé. Nous n’allons point nous laisser ébranler par ces supposées écoutes qui déferlent sur la toile.

De vous à moi, depuis quand est-ce des pièces à conviction, a priori, se retrouvent sur la place publique ? Quand on sait que ce n’est pas le premier quidam qui est à même d’intercepter et d’enregistrer des communications téléphoniques entre des personnalités de deux Etats. En tout état de cause , les spécialistes en la matière n’accordent aucun crédit à ces soit-disant échanges téléphoniques entre ces deux personnalités.

Nous avons confiance en la justice quant au traitement que la Justice réservera à ce type de document qui, comme par hasard, est rendu public en pleine campagne électorale …. Curieux, n’est-ce pas ?

Je crois bien que la justice du Burkina Faso  est au dessus des rumeurs et des autres manipulations présentes sur les réseaux sociaux.

Il s’agit encore d’une  nouvelle campagne de diabolisation de l’image de Djibrill Y Bassolé qui malgré sa détention continue de donner des sueurs froides à certains.

B24 : Revenons aux élections. La NAFA donnera-t-elle des consignes de vote à ses partisans pour ce qui concerne la présidentielle du 29 novembre 2015 ?

AzD : En temps opportun la NAFA fera connaitre à l’opinion publique nationale et internationale, mais surtout à ses militants, sympathisants ainsi que ceux de SEM  Djibrill Bassolé sur qui porte son choix dans le cadre de l’élection présidentielle. Rassurez-vous, la NAFA sera et restera toujours du coté du peuple pour l’accompagner dans ses aspirations de changement.

B24 : Pour terminer, pourquoi les Burkinabè devraient voter la NAFA plutôt qu’un autre parti lors des législatives ?

AzD : La Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) est un parti légal, qui vise la conquête du pouvoir d’Etat par des voies légales et pacifiques. Curieusement depuis notre apparition sur la scène politique, nous n’avons cessé d’être victimes de toutes sortes de coups tordus venant souvent de ceux qui devraient être impartiaux.

Qu’à cela ne tienne, le peuple sait reconnaitre les partis dont l’ambition est de faire du Burkina un pays de droit, de justice, de liberté. Nous voulons une société où le fruit de la croissance doit profiter à tous les Burkinabè, où la Jeunesse en tant que moteur de notre Nation joue véritablement ce rôle en ayant une vision claire de la place qui est la sienne, avec des emplois dignes.

Avec la NAFA, la majorité silencieuse que constituent les femmes est une partie prenante stratégique de notre politique de développement. En somme, nous invitons le peuple burkinabè à accorder sa confiance à la NAFA pour lui permettre de prouver de quoi elle est capable.

Je tiens à vous remercier pour l’honneur qui m’a été fait de pouvoir m’exprimer à travers votre tribune. Courage pour votre contribution à l’ancrage de la démocratie.

Mon souhait est que les élections se passent dans un climat de paix, de cohésion et d’union nationale, que les résultats soient transparents et  acceptés de tous.

Vive la Justice, vive la Jeunesse, Dieu bénisse le Burkina Faso

Propos recueillis par HDLC

Correspondant B24

Hubert DeLorenzo COMPAORE

Correspondant de Burkina 24 en France

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