Elections 2015 : « Priez et jeûnez demain, pour que tout se passe bien », Laurent Bado

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Il ne reste plus que quelques jours aux Burkinabè pour connaître le visage du nouveau président du Faso. Ce jeudi 26 novembre 2015, le Parti pour la renaissance nationale (PAREN) a rencontré ses militants à Ouagadougou pour ventiler une fois de plus son programme qui s’appuie sur l’agriculture et l’élevage, « un programme quantifiable, mesurable et contrôlable », selon le Pr Laurent Bado.

« Il y en a qui vont prendre le pouvoir et dans deux ou trois ans au maximum, ils auront un sort plus lamentable que celui de Blaise (Compaoré). Moi je serai heureux ! Même si le PAREN n’a ni la présidence ni un seul député à l’Assemblée nationale ». C’est en ces termes que le Pr Laurent Bado, fondateur du PAREN s’est exprimé à propos de certains de ses adversaires politiques, notamment ceux qui ont collaboré avec l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré durant ses 27 ans de pouvoir.

Le Pr Bado, dans son verbe habituel, n’a pas manqué d’indexer bon nombre de candidats à la présidentielle qui, selon lui, sont des « serviteurs de Blaise (Compaoré) » et sont aussi comptables des crimes économiques et de sang. Et il prévient l’électorat : « jusque-là, ce sont les fenêtres de l’enfer qui se sont ouvertes ». Laurent Bado a ainsi invité les Burkinabè à se réveiller car, dit-il, « il faut pour le Burkina Faso, un représentant de la jeunesse et ce n’est pas pour rien que je me suis éclipsé ».

Le fondateur du PAREN conseille de voter pour Tahirou Barry, le candidat de son parti à la présidentielle du 29 novembre 2015. « Avec lui devant et moi derrière, c’est la jeunesse responsable qui va répondre devant l’histoire ». Avant de finir, pour des élections apaisées, Laurent Bado a lancé ceci à l’endroit des Burkinabè: « priez et jeûnez demain (vendredi 27 novembre, NDLR), pour que tout se passe bien ».

Tahirou Barry a, quant à lui, appelé ses militants à rester mobilisés et déterminés. « Certains nous traitent de plaisantins et de parti de fous, mais quel que soit le croassement du crapaud, cela n’empêchera pas l’éléphant de boire », a-t-il lancé pour conclure.

Yannick Sawadogo

Burkina 24

Rédaction B24

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