Confédération africaine de volley-ball : David Kabré veut mettre fin à la dictature

Le ministre des sports et des loisirs du Burkina David Kabré veut être président de la confédération africaine de volley-ball. Son objectif est de mettre fin à la dictature qui règne au sein de cette structure comme déjà annoncé lors d’une conférence de presse le lundi 23 novembre 2015 à Ouagadougou. Selon lui, il faut redonner la parole aux fédérations africaines presque exclues des instances de décisions.

Burkina24 (B24) : Monsieur le ministre, pourquoi avez-vous décidé de vous présenter au poste de président de la confédération africaine de volley-ball ?

David Kabré (D.K) : Nous sommes passionné de volleyball. C’est une discipline que nous avons pratiquée depuis notre tendre enfance. C’est une discipline qui nous a permis de nous épanouir au plan social. Le volley-ball permet de s’insérer au niveau social. Nous avons eu le privilège d’occuper la présidence de la fédération burkinabè de volley-ball et également de la zone 3 de volley-ball qui est la zone la plus dynamique au niveau africain.

Notre zone est porteuse d’espoir parce qu’elle est en haut du tableau. Nous avons pensé avec l’ensemble des membres de la zone qui soutiennent aussi cette candidature que la zone 3 pouvait donner quelque chose à travers leur président qui a apporté beaucoup de résultats pendant sa gestion au niveau de la zone 3.

Ce que nous avons comme problème au niveau de la zone mais de façon générale au niveau de l’Afrique subsaharienne ne trouve pas de réponses dans le management actuel de la confédération. Nos collègues présidents de la zone 4, des zones 7 et 6 ont trouvé qu’il fallait qu’une alternative puisse être trouvée au niveau du management. C’est ce qui a motivé notre candidature à la présidence de la confédération africaine de football.

B24 : Quel est votre principal défi pour la confédération africaine de volley-ball ?

D.K : Ce que nous souhaitons faire, c’est de pouvoir restructurer la confédération africaine de volley-ball, lui redonner une constitution qui est équitable aux fédérations nationales afin qu’elles puissent toutes bénéficier des actions du développement du volleyball au niveau africain.

Il s’agit aussi d’apporter beaucoup plus de ressources à travers une meilleure gestion des moyens mis à notre disposition par la fédération internationale de volley-ball et également des actions de sponsoring que nous avons initiées parce qu’il y a des sponsors qui ont promis de nous accompagner si nous étions élu à la tête de la confédération pour apporter beaucoup de moyens aux fédérations nationales qui en manquent véritablement.

Quand nous regardons le volley-ball africain, il est au plus bas au niveau des continents. Nous pensons que nous devons remonter le niveau de ce volley-ball.

B24 : Il y a une certaine dictature au niveau du volley-ball africain. Comment se manifeste cette dictature ?

D.K : Nous ne décidons de rien. Le programme d’activité nous tombe sur la tête. Quand vous postulez pour les postes du conseil d’administration, il y a des arrangements qui se font pour exclure certains pays.

Je suis dans le conseil d’administration et je vous avoue que ce qui est pris comme décision est préparée avant. Tout est traité dehors et à l’intérieur de la salle, on ne fait qu’approuver tout ce qui se dit. C’est un exercice difficile pour nous. C’est vrai que nous sommes disciplinés mais nous pensons qu’il y a une façon de faire qu’il faut accepter et changer avec les membres.

Il faut accepter une communication avec les membres élus pour manager le volley-ball africain en répondant aux aspirations des fédérations nationales qui sont un maillon essentiel pour nous. C’est comme nous l’avons dit dans notre slogan, redonner la parole aux fédérations nationales.

Propos recueillis par Boukari OUEDRAOGO

Burkina24

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