COP21 : L’Afrique appelle les pays développés à montrer l’exemple en réduisant leurs émissions

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La France veut donner l’exemple en matière de lutte contre les changements climatiques. Au deuxième jour de la 21e Conférence des Parties (COP21) ouverte depuis ce 30 novembre à Paris, la France, selon plusieurs médias internationaux, s’est engagée à hauteur de 2 milliards d’euros en faveur des énergies renouvelables en Afrique d’ici à 2020. Cette somme représenterait une hausse de 50 % des engagements bilatéraux français depuis les cinquante dernières années. A noter que le Président du Faso, Michel Kafando, participe à cette rencontre internationale.

L’Afrique, à l’aube de son développement, est prête à adopter les technologies les plus vertes, à inventer de nouvelles formes de consommation des plus économes, à déployer toute sa créativité pour bâtir une économie durable. « Elle en a la capacité et la volonté », comme le dira l’autre. Et c’est l’intérêt de tous de lui en donner les moyens.

Selon des recherches, un Américain émet en moyenne 17 tonnes de CO2 par an, un Qatari 42 tonnes et un Ouest-Africain 0,3 tonne. Ces recherches confirment que c’est bien l’Africain qui subit et qui subira encore davantage à l’avenir, les effets néfastes des changements climatiques en cours.

« Pour l’Afrique, les sécheresses, les inondations et l’érosion côtière sont déjà programmées de manière inéluctable et que seule l’ampleur de ces phénomènes reste incertaine. Beaucoup attendent donc des réponses concrètes après les négociations internationales qui se déroulent actuellement à Paris (COP 21) », affirme Thierno Bocar Tall, PDG de la Société Africaine de Biocarburants et des Énergies Renouvelables (SABER, Siège à Lomé).

Ce dernier soutient que c’est le moment pour l’Afrique, en sa qualité de première victime, de prendre la parole haut et fort et « d’appeler à leur responsabilité historique les pays développés qui nous ont tous amenés au bord de ce gouffre ».

Michel Kafando participe à la COP21 en France (Photo : Direction de la Communication de la Présidence du Faso)
Michel Kafando participe à la COP21 en France (Photo : Direction de la Communication de la Présidence du Faso)

COP21, la dernière chance pour contenir le réchauffement de la planète…

En dépit de la promesse de la France (citée plus haut), il faut néanmoins reconnaître que c’est le moment pour l’Afrique de demander « réparation » surtout pour les dégâts déjà causés. La vision du Président zimbabwéen, Robert Mugabe, s’inscrit dans ce sens.

En effet, à la COP21, il s’en est pris aux pays industrialisés avec sa verve habituelle en ces termes : « Ce sont eux qui ont mis la planète dans l’état où elle se trouve, à eux d’agir ». « Sommes-nous disposés à transcender nos égoïsmes nationaux ? », s’interroge pour sa part, le Président sénégalais, Macky Sall, avant d’ajouter qu’ « il faut répondre ici et maintenant, car nous n’avons ni excuse ni plan B ».

Ismail Omar Guelleh, le Président de Djibouti appelle les pays développés à montrer l’exemple en réduisant leurs émissions.

Par ailleurs, la grande majorité des scientifiques pensent que la COP21 à Paris sera la négociation de la dernière chance pour contenir le réchauffement de la planète à moins de 2o, limite au-delà de laquelle l’humanité serait en grand danger.

Noufou KINDO

Burkina 24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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