Université de Koudougou : Les enseignants, indignés ont observé un arrêt de travail

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Les enseignants de l’université de Koudougou ont observé un arrêt de travail de 48 heures  du 7 décembre à  heure au 8 décembre 2015 à 24 heures pour exiger du président de l’université de Koudougou la satisfaction de leurs revendications.

L’enthousiasme qui a salué l’arrivée du Pr Georges SAWADOGO à la tête de l’université de Koudougou, a vite fait place à l’indignation, au  découragement puis à la démotivation et au désenchantement, selon les grévistes de l’université de Koudougou. Ils jugent la gouvernance du président contestable.

Pour eux, le respect strict et rigoureux des textes, tant professé est partisan et négativement intéressé. Quand les textes rétribuent des agents à hauteur de leur travail, ils disent que le président de l’université de Koudougou (UK) trouve ces textes mauvais, et quand le président déclare être à cheval sur les textes, c’est qu’ils sont exclusifs.

Les problèmes qu’ils ont posés à l’université de Koudougou ont eu les mêmes réponses : il n’y a pas d’argent. Ce qu’ils qualifient d’inacceptable, c’est le fait de considérer cette réponse comme une solution. Ils affirment que des faits irrécusables peuvent être apportés pour illustrer la situation qu’ils dépeignent.

A titre d’exemple, ils ont cité le cas de la date de prise de service d’une dizaine d’enseignants recrutés en décembre 2014 et qui est actuellement une source de tensions entre ces derniers et les autorités de l’UK.

Ces enseignants ont toujours maille à partir avec les autorités de l’UK pour la régularisation de leurs situations administratives. Ils accusent les autorités de l’UK, de complicité avec leur ministère de tutelle, de dicter leur point de vue, même erroné, au mépris des prérogatives des instances statutaires.

Ils ont cité le cas de la décision de la réduction du nombre de suivi pour les élèves professeurs de l’Ecole  normale supérieure (ENS-UK) de deux ans à un an, au détour d’un atelier sans consultation des instances scientifiques et pédagogiques comme le conseil scientifique et le conseil de formation et de la vie universitaire.

A l’école  normale supérieure, les frais des jurys d’examens pratiques 2014-2015 et ceux des organisations des examens pratiques, depuis l’année académique 2012-2013 sont toujours en souffrance.

 Pour les enseignants, le pire vient d’être franchi, en engageant désormais une campagne malsaine de dénigrement, visant à diaboliser les enseignants de l’UK aux yeux de l’opinion en les faisant passer pour des inflexibles ou des irresponsables insensibles à la situation de crise qui prévaut sur le plan national.

Ils pensent que s’il y a des personnes qui ont fait preuve de patience et de compréhension, ce sont bien les enseignants de l’université de Koudougou. Pour eux dans tous les cas les enseignants ont le droit d’user de tous les moyens de pression en leur possession pour influer sur le cours de leur destin professionnel et défendre leurs intérêts matériels et moraux.

Michel YAMEOGO

Correspondant à Koudougou



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