Osiris Sawadogo et Bakary Ouattara : « Que la terre vous soit légère ! »

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Au Centre National de Presse Norbert Zongo, une soirée hommage a été rendue ce 10 décembre 2015 à deux journalistes, tous partis le 8 novembre 2015. Il s’agit de Bakary Ouattara, rédacteur en chef à Semfilms, structure productrice de Droit Libre Tv, et de Osiris Issouf Sawadogo, journaliste à la Radio nationale.

Parents, amis et confrères étaient présents pour rendre un vibrant hommage à ces deux hommes de média.

La soirée a été ouverte par une minute d’applaudissement (et non de silence), pour signifier que ces deux hommes ont œuvré et les vivants leur doivent reconnaissance et amitié. Le maitre de cérémonie, Salif Sanfo a tenu à préciser que la soirée hommage ne devrait nullement être empreinte de tristesse, car « ils resteront à jamais immortels à travers les sons et images laissés à la postérité, à travers leurs engagements ».

Et de toutes les façons, continue-t-il, « s’il y a un examen que personne ne va échouer, c’est celui que Osiris et Bakary ont réussi le même jour ». C’est en effet le 8 novembre dernier que tous les deux tiraient leur révérence.

Le Dr Bétheo Nébié, directeur de l’Institut des peuples noirs, présentera Osiris Issouf Sawadogo sous deux angles. Osiris le panafricaniste d’abord ; avec des œuvres qu’il a su réaliser, notamment le journal « Le pharaon » et la « Génération Cheick Anta Diop ». Ensuite, Osiris « le déconnard », avec cette anecdote à l’appui : lors d’une conférence dans un collège catholique, il a affirmé sans détour que « Cheich Anta Diop est plus fort que le pape ».

Evoquant les deux journalistes morts assez tôt, le Dr Nébié terminera en citant cet adage : « Quand l’enfant pleure la mort de son père c’est l’honneur de la mort. Mais quand c’est le père qui pleure la mort de son enfant, c’est la honte de la mort ».

Quant à Bakary Ouattara, affectueusement appelé « Bak », il est décrit par Geoffroy Ba, comme « quelqu’un qui aimait partager la joie de vivre ». De surcroît, très passionné par son métier et défenseur des droits humains, « il est sorti avec sa caméra pendant le putsch ».

Ils sont partis, tous très jeunes, mais ils ont laissé des traces qui témoigneront toujours de leurs missions accomplies. Osiris Issouf Sawadogo laisse derrière lui une veuve et une petite fille  et Bakary Ouattara, trois enfants.

Issouf NASSA

Burkina24



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