L’UPC dans l’opposition : « Nous avons besoin d’écouter les uns et les autres », selon Sosso

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L’Union pour le progrès et le changement (UPC)  a salué à sa « juste valeur » le comportement de son candidat à l’issue de l’élection présidentielle. Réuni ce samedi 12 décembre 2015, le bureau politique national (BPN) lui a rendu hommage. La question de l’entrée du parti dans le prochain gouvernement a été également à l’ordre du jour.

Le bilan des élections a servi de tribune officielle pour l’UPC de rendre à César ce qui est à César. Le geste symbolique de Zéphirin Diabré – il a reconnu la victoire de son challenger avant la publication des résultats provisoires – a été salué par le BPN. « Il fallait saluer à sa juste valeur le comportement de notre président. Nous avons trouvé que c’était un acte assez civilisé », a dit Adama Sosso, secrétaire général du parti.

Alliances: le bilan

A l’UPC, l’heure n’est pas au ralliement. Adama Sosso a dit avoir le regret de ne pas pouvoir confirmer que l’UPC restera dans l’opposition. Les raisons ? « La question n’a pas été totalement tranchée. C’est une question qui ne dépend pas de l’UPC seule. Nous avons fait des alliances. Nous avons besoin d’écouter les uns et les autres ».

Mais pour le secrétaire général, une chose est « sûre ». C’est que « quelle que soit la position que l’UPC va adopter, ce serait dans la position allant dans le sens de pouvoir travailler à ce qu’il y ait un vrai changement dans ce pays ». Pour Adama Sosso, les martyrs ont payé de leur vie pour cela. Il n’y a donc pas de raison de trahir la volonté inébranlable du peuple de vivre le changement.

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a-t-il  approché l’UPC pour le gouvernement ou l’Assemblée nationale ? Adama Sosso a répondu par la négative.

Ce qui intéresserait l’UPC avant tout, c’est le développement du pays. Selon Adama Sosso, ce n’est pas qu’à l’intérieur du gouvernement qu’on peut y arriver. « On peut rester à l’opposition et travailler pour construire le pays tout comme on peut aller dans le gouvernement et construire le pays », s’est-il exclamé.

Non-respect du code électoral

A l’UPC, on déplore le non-respect des règles du jeu. Mais on assume la défaite lors de la présidentielle. Ici, on regrette que tous n’aient pas joué « franc » jeu. « Nous sommes contents malgré tout du résultat, parce que c’est le peuple burkinabè qui a choisi de nous donner 33 députés », confie Adama Sosso.

Le secrétaire général de l’UPC déplore ce qu’il appelle achat de conscience. « Il faut que les gens votent sur la base de leur conviction et non sur ce qu’on leur offre comme moyen financier et autre », a souligné Adama Sosso. Il garde cependant l’espoir que ce sera le cas pendant des élections municipales qui sont « un enjeu de taille pour la conquête du pouvoir ».

Oui Koueta

Burkina24

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