Les ateliers Silmandé ou lorsque l’art va à la rencontre de 30 000 enfants

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Née de la volonté de l’artiste Patrick Kabré de créer un lieu culturel dédié aux enfants, le centre Silmandé se lance dans une tournée dans les différentes régions du Burkina. Plusieurs activités culturelles sont proposées aux enfants pour l’occasion. Une conférence de presse a été donnée le mercredi 16 décembre 2015 à cet effet à l’institut Goethe de Ouagadougou.

Le centre Silmandé situé à Goughin, un quartier populaire de la ville de Ouagadougou, organise des ateliers d’éveil aux arts et à l’expression artistique destinés aux enfants de 4 ans à 17 ans.

Cependant ces activités se veulent mobiles et vont à la rencontre des enfants. A cet effet, elles se délocalisent dans les quatre coins du pays au profit des enfants.

« L’idée est de faire les jeunes participer au processus de développement. Quand on regarde dans un pays comme le Burkina où la grande majorité de la population est jeune, il faut se dire qu’aucune décision, aucun processus ne doit être élaboré sans tenir compte de ces jeunes », explique Patrick Kabré, promoteur des ateliers Silmandé.

« Par exemple, pour les changements climatiques, on fait de grandes réunion. Mais qu’est-ce qui est initié pour qu’on ait une éducation adéquate    avec les jeunes, faite avec les jeunes ? », s’interroge-t-il.

L’objectif visé par les ateliers Silmandé, « c’est d’apporter partout à travers les arts l’éveil, la sensibilisation, l’éducation inclusive et  de mettre les enfants ensemble pour qu’ils apprennent à vivre ensemble à se connaitre, à se tolérer les uns les autres ».

Ces ateliers se veulent inclusifs et pour ce faire, ils se déplaceront dans les centres de détention des mineurs, les camps de réfugiés, les centres d’accueil pour enfants vivants avec un handicap, des écoles, des quartiers et villages.

Le promoteur envisage toucher près de 30 000 enfants dans sa tournée qui débutera le 19 décembre 2015 pour prendre fin en juin 2016.

Les activités sont, entre autres, l’expression artistique et musicale, le conte, les concerts, les ateliers de découvertes des instruments, d’arts plastiques, des projections de dessins animés et documentaires, des cours de danse animés par des acteurs chacun dans son domaine.

Comment se passent ces ateliers? Le promoteur explique : « On ne parle forcement pas que de musique ou leur dire que vous devrez être un musiciens. On utilise juste les arts pour amener des moments de convivialité et d’éveil… En cela, c’est de créer les conditions pour que les enfants puissent vivre leurs propres expériences.

Un exemple pratique, en cinéma. On explique aux enfants le mystère qui se cache derrière la télé ou l’écran. On a le perchman, le cameraman, un cadreur et l’acteur. On le laisse lui-même réaliser la scène qu’il veut et développer lui-même ses propres aspirations».

Patrick Kabré a déjà expérimenté son projet en Côte d’Ivoire et à Lyon où il a eu une dérogation qui lui permet désormais de travailler avec des écoles en France.

Revelyn SOME

Burkina24

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