Le président Ouattara gracie 3100 prisonniers de la crise postélectorale

Dans son traditionnel discours à la nation à la veille du Nouvel An, le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé avoir accordé des grâces à 3.100 détenus de la crise post-électorale.

« J’ai décidé d’user de mon droit de grâce en procédant à des remises totales et partielles de peines. Cette décision permettra à des milliers de détenus de recouvrer immédiatement la liberté et à d’autres de voir leur peine réduite. Il s’agit au total de 3.100 personnes« , a déclaré le président, poursuivant, « J’invite donc tous mes concitoyens à saisir cette nouvelle opportunité en vue d’un rassemblement de la nation et de la consolidation de la paix », a-t-il ajouté.

Alassane Ouattara a une nouvelle fois réitéré sa volonté d’organiser un référendum constitutionnel pour 2016 et promis de lutter contre la pauvreté et le chômage des jeunes.

Selon un décompte de la presse locale, 70 prisonniers politiques ont été libérés au cours de l’année 2015.

Accusé de « discrédit sur une décision de justice, violence et voies de faits sur les forces de l’ordre, rébellion et atteinte à l’ordre public » Sébastien Dano Djedjé, un ancien ministre proche de Laurent Gbagbo, a bénéficié d’une mesure de liberté provisoire depuis le 24 décembre dernier.

« On est particulièrement déçu, en utilisant l’article 45 (droit de grâce), ce sont les prisonniers de droit commun qui vont être graciés mais quant aux prisonniers politiques, cette grâce ne résout pas le problème« , a déploré un membre du parti de Laurent Gbagbo, Séri Gouagnon interrogé par l’AFP.

Quant à Désirée Douati, la présidente des femmes et famille de détenus d’opinion de Côte d’Ivoire (AFFDO-CI), elle estime que « le plus important c’est que ce qu’il a annoncé soit effectif », a-t-elle réagi auprès de l’AFP.

Laurent Gbagbo est pousuivit par la CPI pour des « crimes contre l’humanité » commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011.

Kouame L.-Ph. Arnaud KOUAKOU/Burkina24

Source: AFP



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