Nouveau Premier ministre : Les Burkinabè l’attendent au pied du mur

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Le Burkina a finalement un Premier ministre. Il s’appelle Paul Kaba Thiéba. Il est rentré de Dakar ce jeudi 07 janvier 2016. « Est-ce qu’on va lui laisser les mains libres pour qu’il puisse travailler ? », c’est la question que se pose Nikiema Alexis qui « espère que le pouvoir va le laisser travailler vraiment ». Et ils sont nombreux les citoyens à attendre « beaucoup » du Premier ministre. Certains se sont exprimés sur la non-nomination de Rosine Sori Coulibaly. Voici pour vous quelques réactions.

Alexis Nikiema, étudiant en économie à l’Université Joseph Ki-Zerbo

« Personnellement, je ne connais pas l’homme. Mais s’il a été à la BCEAO pendant toutes ces années, je me dis que c’est quelqu’un qui est compétent. On attend qu’il puisse se mettre à l’œuvre pour résoudre les problèmes des Burkinabè. Il peut bien avoir la volonté, mais tout va dépendre du pouvoir en place. Est-ce qu’on va lui laisser les mains libres pour qu’il puisse travailler ? On attend de voir.

Alexis Nikiéma
Alexis Nikiéma

En tant que citoyen burkinabè, on veut qu’il travaille à réduire la cherté de la vie. En tant qu’étudiant, il doit revoir le système éducatif et universitaire, parce qu’ici les années se chevauchent. On ne comprend rien. On espère qu’il va changer beaucoup de choses et que le pouvoir va le laisser travailler vraiment ».

Dominique Kaboré

« Nous avons beaucoup d’attentes envers lui. Personnellement, je ne le connais pas. On a des attentes surtout sur la vie chère et puis sur les salaires. Depuis longtemps, on n’est pas revenu sur cela. On a eu des discussions avec le gouvernement de transition, cela n’a pas marché. Je pense que cette fois-ci, vraiment avec ce Premier ministre, j’ai foi que beaucoup de choses vont changer.

Pour moi une femme diriger le Premier ministère, c’est un peu difficile, parce que l’histoire a dit que tous les hommes qui sont passés là-bas ont eu des problèmes. Pour gérer ce poste-là, il faut un homme. Moi je pense qu’un homme, c’est mieux. Cela ne veut pas dire que j’écarte les femmes mais il y a des raisons. Surtout qu’on vient d’une insurrection, il faut un homme pour être à la hauteur de nos attentes ».

David Sondo, pompiste

« Comme c’est un économiste, moi je trouve cela un peu rassurant. Espérons seulement qu’il fera bien son boulot et que le gouvernement sera tenu dans de bonnes mains et que d’ici 3 mois on verra les résultats, si ça donne bien.

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David Sondo

Si ça ne donne pas aussi, nous sommes là. La jeunesse est là. Si ça avance, on est avec lui. Si c’est gauche aussi, ça sera sur lui».

Loraine Clarisse Kaboré, étudiante

Loraine Kaboré
Loraine Kaboré

« La nouvelle nous est parvenue. C’est une bonne chose. Ce qu’on attend de lui seulement, qu’il soit vraiment un Burkinabè et qu’il travaille pour tous les Burkinabè».

Elodie Ouédraogo, étudiante en médecine

« Je pense que c’est une bonne chose. C’est ce à quoi on s’attendait. Nous en tant qu’étudiants, notre première attente est que les conditions au campus soient améliorées surtout côté études, c’est-à-dire l’enseignement.

Qu’on essaie de construire plus d’amphis et permettre aux étudiants de bien suivre leurs cours dans des conditions bien normales. Les attentes des étudiants, si possible tout est inscrit sur les plateformes, que le Premier ministre jette un regard sur ça et fasse dans la mesure du possible ce que les étudiants veulent ».

Cyril Zongo, étudiant en économie

« Personnellement, je ne le connais pas. Après les quelques informations que j’ai apprises à la radio le concernant, je me dis qu’il peut être à mesure de mettre en œuvre beaucoup de politiques au niveau du Burkina.

J’attends de lui qu’il puisse se mettre rapidement à la tâche et régler les problèmes importants qui ont conduit le pays à ce que vous savez, les événements de l’année dernière. Notamment les questions des jeunes, la question de l’université, résoudre rapidement les problèmes et aussi les questions de santé.

Cyril Zongo
Cyril Zongo

Quand j’ai appris avant-hier que c’est une femme qui allait être nommée Premier ministre, je me suis d’abord demandé est-ce que c’est une dame de fer qui pourra assumer cette tâche de Premier ministre.

Nous avons vu les précédents Premiers ministres qui étaient des gens rompus à leur tâche. Je me suis demandé si cette dame allait assurer. D’une autre part, je me disais qu’une femme Premier ministre au Burkina Faso, ça pouvait contribuer à changer beaucoup de choses.

C’était le moment de donner la place aux femmes pour qu’elles s’expriment et qu’elles montrent de quoi elles sont capables. Sa nomination en tant que Premier ministre pouvait être une aubaine pour notre pays ».

Propos recueillis et retranscrits par Oui Koueta

Burkina24

Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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