Roch Marc Christian Kaboré “souhaite un audit de la transition”

543 0

Le Président du Faso Roch Kaboré souhaite  un audit de la transition. C’est ce qu’a révélé Luc Marius Ibriga,  président de l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE/LC), à l’issue d’une audience à lui accordée ce 11 janvier 2016.

Audit de la transition

« Le Président du Faso a souhaité qu’un audit de la transition soit fait. Cette volonté rencontre la volonté des autorités de la transition », a annoncé le président de l’ASCE/LC, à laquelle,  Yacouba Isaac Zida avait remis une lettre afin de procéder à cet audit.

Toute chose qui réjouit l’ASCE/LC. L’institution souhaite que s’installe au Burkina « une culture de la redevabilité ». « Celui qui gère de l’argent public doit s’attendre à rendre compte », a déclaré son président  Luc Marius Ibriga.

Volonté de mettre fin aux actes de corruption

« Le Président a instruit de manière claire sa volonté de voir les actes de corruption et de mauvaise gestion sanctionnés avec la dernière rigueur », a déclaré Luc Marius Ibriga, président de L’ASCE/LC. Les rapports de l’ASCE/LC trouvent ainsi échos aux oreilles du Président du Faso.

Luc Marius Ibriga, président de l'ASCE: « Celui qui gère de l’argent public doit s’attendre à rendre compte ».
Luc Marius Ibriga, président de l’ASCE: « Celui qui gère de l’argent public doit s’attendre à rendre compte »

Et selon Luc Marius Ibriga, Roch Kaboré a affiché une « ferme » volonté de lutter contre la corruption. Volonté que partage également le Premier ministre Paul Thiéba. Et l’ASCE/LC affirme être sortie « confortée » de la rencontre. « Nous avons les coudées franches pour agir immédiatement par rapport à ceux qui doivent de l’argent à l’Etat», déclare Ibriga. A ces derniers, l’ASCE/LC adresse ce message : « Ils doivent se préparer à le rembourser ».

La commission d’enquête parlementaire sur la fraude et l’impunité fiscale, les restes à recouvrer a déposé son rapport. Selon les estimations de la commission, à la date du 31 octobre 2014, le total de chèques impayés s’élevait à 37 593 880 649 FCFA.

Ledit rapport énuméré fait état d’un certain nombre de citoyens « redevables » à l’Etat burkinabè.  A ce titre, «il y a de gros poissons qui doivent beaucoup d’argent à l’Etat ». Et l’ASCE/LC promet faire en sorte que les uns et les autres se manifestent afin de fixer les modalités de remboursement de l’argent de l’Etat.

Audit du CNT

Concernant l’audit du Conseil national de la transition (CNT), Luc Marius Ibriga a apporté une précision. « Le contrôle de l’autorité législative ne relève pas de l’autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption. Il y a une séparation des pouvoirs », a indiqué le président de l’ASCE. L’institution relève de l’autorité du Premier ministère, donc de l’exécutif.

« Ce serait une violation de la séparation des pouvoirs que l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat puisse le faire », a dit  Ibriga. Le président de l’ASCE/LC a toutefois notifié que la reddition des comptes ne concerne pas que l’exécutif. Le législatif y passe également. La cour des comptes peut à cet effet y veiller.

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *