Attaques contre le Burkina : Le CADRe condamne et appelle le peuple à rester soudé et vigilant

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Ceci est une déclaration du Cadre de Réflexion et d’Actions Démocratiques (CADRe) sur les attaques qui viennent de frapper le Burkina Faso. Il appelle le peuple burkinabè à rester soudé.

Le Burkina Faso, notre chère patrie est en proie à des attaques djiadistes, particulièrement accentuées ces jours-ci. Ces actes d’une barbarie extrême, le Cadre de Réflexion et d’Actions Démocratiques (CADRe), les condamne avec la dernière énergie.

Profondément mû par les valeurs patriotiques et de solidarité, le CADRe tient à exprimer son engagement sans retenue, à apporter sa contribution active pour éloigner les forces du mal de notre pays qui vient de tracer la voie de démocratie véritable pour nombre d’Etats africains et au-delà, en réussissant avec brio sa Transition.

Mais cette réussite couronnée par la mise en place d’institutions démocratiques à la suite d’élections hautement démocratiques saluées par le monde entier, ne semble pas avoir que des amis.

Du reste, la simultanéité des attaques perpétrées le même jour, vendredi 15 janvier 2016, ont fini par convaincre que notre pays a été visé par des actions coordonnées de déstabilisation à nouveau, après la mise en échec par notre peuple, du coup d’état fantoche du 16 septembre 2015 orchestré par le Général Gilbert Diendéré.

En effet, dans le village de Tin Abao, localité située à une quarantaine de kilomètres de Tin Akoff (40 km de Gorom-Gorom), une vingtaine d’individus lourdement armés ont perpétré une attaque contre des gendarmes en mission commandée, faisant deux morts dont un gendarme et un civil, et deux gendarmes blessés dont un grave.

C’était aux environs de 14h du 15 janvier 2016 ; et un peu plus tard, vers 19h du même jour, c’est un hôtel au centre de la ville de Ouagadougou, qui a été l’objet d’attaques nouries et ciblées ; ce qui a semé panique et désolation. Et ce jour 16 janvier, l’on apprend de source médiatique, qu’un couple d’expatriés occidentaux, de nationalité autrichienne, a été enlevé à Djibo, toujours dans le sahel Burkina. Il ne s’agit donc pas d’actes isolés, mais bien d’actes planifiés et coordonnés par des djiadistes de type nouveau qui tentent de se mesurer au vaillant peuple du Burkina Faso.

Dignes fils et filles du Pays des Hommes intègres, il est plus que jamais temps de nous unir pour barrer la voie à ces forces du mal dont l’objectif à terme, est de déstabiliser et de maintenir notre pays dans une crise profonde, en détournant le gouvernement nouvellement constitué, de mettre en œuvre au grand bonheur de notre peuple, le programme du président démocratiquement élu le 29 novembre dernier.

Dans ce sens de sursaut patriotique, le CADRe invite instamment le vigilant peuple burkinabé à apporter son concours total et franc à nos intrépides forces de défense et de sécurité. Il invite les populations à consentir des efforts suplémentaires en veillant au respect scrupuleux des nouveaux horaires du couvre-feu qui va désormais de 23h à 6h du matin. Cela permettra sans doute à nos patriotiques forces de défense et de sécurité, d’identifier et de mettre hors d’état de nuire, les ennemis abscurantistes et noctambules du peuple intègres du Burkina Faso.

Il invite les autorités en charge de la sécurité intérieure et celles en charge de la sécurité aux frontières, à renforcer dans une dynamique de coordination, leurs efforts d’anéantissement des forces du mal. Il les invite par ailleurs à mettre l’accent particulièrement sur les contrôles d’identité, notamment dans tous les lieux de grands rassemblements.

Nous devons, tous et chacun à son niveau, faire en sorte que notre chère partie soit totalement et définitivement libéré des griffes de djiadistes téléguidés, afin que nous puissions, ensemble, remettre sereinement le pays sur les chantiers du développement politique, économique et social. La vigilance doit être véritablement populaire et active !

A cet effet, nous appelons à la mise en place de Comités de Vigilance Populaires (CVP) dans tous les villages et secteurs sur toute l’étendue du territoire national, pour mieux coordonner les actions et renforcer la sécurité, car l’anéantissement total de ces forces retrogrades pourrait être ardu et long. Le CADRe pour sa part, n’acceptera aucune manœuvre dilatoire de liquidation de notre processus démocratique, d’où qu’elle vienne !

Pour le Cadre de Réflexion et d’Actions démocratiques (CADRe) ;

Hippolyte DOMBOUE,

Le Secrétaire Exécutif National(SEN)

B24 Opinion

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