Exportation de la musique burkinabè : Le défi majeur des managers

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Ce dimanche 24 janvier 2016 est le jour choisi par l’Association des managers professionnels de musique (AMPM/BF) pour présenter leurs vœux à leurs partenaires et collaborateurs. Cette cérémonie qui s’est tenue à Ouagadougou au siège du Conseil national de la culture a été l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée et d’annoncer les projets pour l’année 2016.

Managers, artistes, opérateurs culturels et partenaires se sont retrouvés pour se souhaiter les vœux de l’année 2016. C’est la toute première rencontre qui se tient au conseil national de la culture, un nouveau local de 5 bureaux et une salle de conférence pour des réunions et formation, mis à la disposition des faitières du monde culturel par le ministère pour une durée de 5 ans.

« C’est là que nous nous retrouverons désormais pour nos activités, pour ne plus qu’on aille rencontrer les gens dans les maquis », dit Telespore Bathiono, président l’Union nationale de la musique enregistrée (UNAM), la faitière de musique.

Ces retrouvailles ont été l’occasion pour le président des managers, Ibrahim Zerbo, de faire un récapitulatif des activités tenues au cours de 2015, qui pour lui a été une année moins riche du fait des crises qu’a connues le Burkina Faso.

Concernant les perspectives, il est prévu des rencontres, des causeries-débats pour parler des difficultés rencontrées dans le métier, ainsi que des formations délocalisées au profit des managers des autres localités, Koudougou, Bobo-Dioulasso et Ouahigouya.

« La demande est forte. On a près de 4000 artistes enregistrés au BBDA alors qu’on finalise notre recensement et nous sommes à peine une cinquantaine de managers professionnels. On veut former davantage pour qu’au bout de 2 à 3 ans, on est beaucoup de managers pour les artistes », s’exprime Ibrahim Zerbo.

Il est aussi prévu l’institution d’une carte professionnelle de manager pour assainir le milieu.

Mais le défi majeur reste pour eux l’exportation de la musique burkinabè, dans la sous-région, en Afrique et dans le monde.

De ce fait, il a rappelé le rôle du manager aux uns et aux autres. «Le manager professionnel n’est pas celui qui tient le CD de l’artiste et qui court dans tous les sens, explique Ibrahim Zerbo, mais celui qui coordonne toutes ses activités, celui qui développe, qui gère sa carrière et qui initie des projets pour l’artiste ».

Revelyne SOME

Burkina24

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