Burkina : L’enseignement secondaire relève désormais du MENA

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La cérémonie officielle du transfert des structures de l’enseignement secondaire au Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA) s’est tenue ce 26 janvier 2016 au siège dudit ministère. Selon les principaux acteurs, l’enseignement technique et professionnel et l’enseignement au métier seront ainsi plus valorisés.

La composition du gouvernement du Burkina Faso, décidée par décret du 12 janvier 2016, a laissé apparaitre implicitement que  l’enseignement secondaire (premier et second cycles) relève désormais du Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Ce ministère voit donc sa mission qui s’étend du préscolaire jusqu’à la classe de Terminale du second cycle de l’enseignement secondaire.

Pour le Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation Filiga Michel Sawadogo, l’intégration du secondaire au MENA ne devait pas susciter beaucoup de difficultés. Au contraire, il voit dans cette fusion une mesure qui permettra de «  mieux faire fonctionner le ministère et atteindre son objectif d’autant plus que la dimension enseignement technique et professionnel et l’enseignement au métier doivent prendre une plus grande place et résoudre mieux les problèmes d’emploi ».

C’est donc dire que cette initiative du gouvernement vise pour objectif primordial la formation aux métiers des élèves, comme le confirme le nouveau Ministre Jean Martin Coulibaly : «  Avoir un regard continu du préscolaire jusqu’à la fin du secondaire va nous permettre d’organiser de façon plus efficace cette formation au métier ».

Et si des obstacles se déclarent, le Ministre Filiga Michel Sawadogo rassure par avance. Entre autres solutions, il y a un décret qui date de 2010 qui pourrait résoudre certaines difficultés : le décret 2010-830/PERS/PM/MEF/MFPRE du 31 décembre 2010 portant gestion des ressources humaines, du patrimoine et des crédits budgétaires en cas de fusion, de scission ou de suppression de ministère.

Face à d’autres difficultés qui pourraient surgir de l’application de ce transfert, c’est dans la cordialité qu’elles trouveront réponse, selon le Ministre Filiga Michel Sawadogo : « Les difficultés seront gérées de façon cordiale, sans tension entre le MENA, nouvelle dimension et le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ».

Issouf NASSA

Burkina 24



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