Attentats terroristes au Guantanam : « Guantanaméens de toutes les contrées, unissez-vous ! »

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Le Guantanaméen, dans cette chronique, parle des attentats terroristes. Il y exprime la nécessité de l’union pour y faire face.

15 janvier 2016 ; voici une date qui vient de rentrer dans l’histoire de notre cher bien aimé et tant admiré Guantanam. Cette date de “djihadisation”, on l’enregistrera en rouge dans le chapitre des malheurs ; en rouge comme le sang de tous ceux qui ne verront plus un seul lever de soleil à cause de cet acte des plus ignobles qui a troublé au plus haut point la quiétude guantanaméenne. Fondés, nous le sommes, à nous demander si l’année nouvelle a réussi son décollage. Quelle devra être l’attitude gagnante ?

En écrivant ce texte, je me félicite de la réduction du taux d’effroi qui siégeait en moi ce soir-là. Oui, j’ai eu peur, et même très peur, comme ces millions de Guantanaméens qui ont vécu ces attaques terroristes, chacun en fonction de la distance qui les en séparaient. Les attentats de ce vendredi 15 janvier viennent nous rappeler avec forte instance cette phrase :“ça n’arrive pas qu’aux autres !”.

Pendant que certains se posent la permanente et seule question « pourquoi », d’autres s’acharnent sur les autorités qu’ils estiment passives et imprudentes après la récurrente et quasi identique attaque menée chez un de nos voisins. À côté de ceux-là, il y a la grande majorité des Guantanaméens qui, eux, condamnent, déplorent, insultent et profèrent des malédictions contre les auteurs.

Pour semer la terreur, ces « fous de Dieu » en ont l’expertise, et ils viennent de nous le démontrer encore, cette fois-ci chez nous. Outre la périphérie, ils ont frappé là où ça fait mal : la capitale, le cœur de la capitale. Notre frayeur est légitime tout comme le pessimisme que cela peut augmenter en nous quant à l’issue de l’année 2016.

Après les situations troubles vécues depuis l’insurrection jusqu’à la tenue effective et pacifique des élections couplées de novembre 2015, on se disait que les choses allaient enfin reprendre leur cours normal, mais hélas ! C’est à peine si nous avons entamé cette ère nouvelle tant espérée et attendue que les voyous de la foi, ces djihadistes, ont perpétré leurs infâmes attentats.

C’est normal, qu’au sentiment de peur, s’ajoute un grand courroux au vu du périlleux chemin parcouru par notre peuple. Ils ont assassiné nos rêves, ils ont hypothéqué nos espoirs, ils ont installé la psychose au Guantanam. Quelle est l’attitude guantanaméennement adéquate à adopter ?

On dit souvent qu’au lieu de se préoccuper de ce qu’on a fait de lui, l’homme doit plutôt s’interroger sur ce qu’il fera de ce qu’on a fait de lui. Moi, je dirais qu’il ne faut pas être ce qu’on a voulu faire de nous, et dans la situation actuelle, voici ce qu’on a voulu faire de nous : des éternels apeurés et peureux, des psychopathes s’accusant entre eux sur la survenue de ces douloureux évènements, des pourfendeurs de nos autorités et de nos forces de défense et de sécurité, etc.

En adoptant cette attitude, la brèche n’en sera que plus ouverte sur le Guantanam pour ces pyromanes de la liberté et des droits humains. Ils veulent « diviser pour régner » mais nous devons prendre le contre-pied suivant: S’UNIR POUR VAINCRE ! Comme l’appel de Karl Marx et Friedrich Engels en 1848, dans Le Manifeste du parti communiste, « prolétaires de tous les pays unissez-vous », moi, je lance ce mot d’ordre qui doit désormais prévaloir : « Guantanaméens de toutes les contrées, unissez-vous ! », c’est mon Manifeste pour un Guantanam fort, digne, combattif et vainqueur.

Tu m’auras compris, brave Guantanaméen(ne) ; lance toi dans le combat avec toutes les autorités, en dénonçant les cas et personnes suspects, en suivant les instructions sécuritaires, en reléguant au second plan ton bien-être particulier et en développant en toi la solidarité et l’unité guantanaméennes que nous impose l’urgence du moment. L’esprit guantanaméen ne fléchira pas devant cette montée de l’animosité djihadiste, surtout pas après avoir tenu bon sur le chemin tortueux d’un passé récent ; il y a des acquis à préserver et pour y arriver, un seul mot d’ordre de résistance et de victoire : « Guantanaméen de toutes les contrées, unissez-vous ». L’année 2016 ne sera mal partie que si tu cèdes à la terreur, à la panique, à l’individualisme déroutant. Alors, la balle est dans ton camp.

Aies peur de ta peur et agis ! Mais en attendant, ma pensée est pieuse envers toutes les victimes de cette bêtise humaine. À tous ces Guantanaméens qui ont perdu la vie, je dis, en m’inclinant, Rest in peace ; à leurs familles, mes condoléances ; aux blessés miraculés, prompt rétablissement.

 Le Guantanaméen,

POUR l’union CONTRE le djihadisme !



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