Attaques terroristes au Burkina : “C’est parce que la trêve entre le régime Compaoré et ses mouvements est terminée” (Kaboré)

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a échangé, en  marge du sommet de l’Union africaine, avec les Burkinabè vivant en Ethiopie. Ce dimanche 31 janvier 2016, les attaques terroristes et les relations entre le Burkina et la Côte d’Ivoire, ont figuré au menu des discussions.

Le Burkina a été frappé par des attaques terroristes le 15 janvier 2016. Le Président du Faso, Roch Kaboré, discutant  avec les Burkinabè vivant en Ethiopie, a donné son avis sur l’une des raisons de cette agression : la rupture de ban entre le régime de Blaise Compaoré et les groupes terroristes.

« Dans un passé très récent sous le règne du Président Blaise Compaoré, tous ces groupuscules étaient basés à Ouagadougou où ils étaient logés dans des hôtels luxueux, au motif de négociations en vue de résoudre la crise malienne », avance-t-il, selon ses propos rapportés par la Direction de la communication de la Présidence du Faso. « Si aujourd’hui nous sommes l’objet d’attaques, c’est parce que la trêve qui était une forme de collusion entre le régime de Blaise Compaoré et ces mouvements est terminée », ajoute-t-il.

Pour lui, ces attaques, de même que celle de la poudrière de Yimdi par des ex-éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), constituent « une tentative de déstabilisation du Burkina Faso, pour nous empêcher de pouvoir travailler et de pouvoir construire le pays ».

Le Chef de l’Etat, selon toujours le service de communication de la Présidence du Faso, a révélé à  ses compatriotes avoir discuté de la question avec son homologue de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, et mis l’accent sur la nécessité d’une collaboration entre les deux pays concernant par exemple le cas des anciens soldats du RSP réfugiés au bord de la Lagune Ebrié.

 

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Roch Kaboré dit en effet avoir « discuté du problème avec le Président Alassane Ouattara, pour lui dire que nous considérons que non seulement nous devrons faire face au terrorisme, mais en même temps nous devons veiller sur les frontières entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Il faut que des dispositions soient prises de part et d’autre pour éviter que nos deux pays n’en arrivent à des situations fâcheuses ».

Concernant toujours ce chapitre des relations avec la Côte d’Ivoire, le Président du Faso a indiqué avoir parlé également de la question du mandat d’arrêt lancé par la justice burkinabè contre Guillaume dans le cadre du putsch du 16 septembre 2015. Roch Kaboré a révélé que le Burkina a accepté la main tendue de la diplomatie ivoirienne, mais ne renonce pas pour autant à la vérité.

« Parce qu’il y a des faits pour corroborer qu’à un certain niveau, même si ce n’est pas l’Etat de Côte d’Ivoire, il y a des personnes ou des personnalités qui ont posé des actes au moment du coup d’Etat, qui montraient également leur collusion avec les putschistes de Ouagadougou », a justifié le Président, selon le communiqué de la Présidence du Faso.

Synthèse de Abdou ZOURE

Burkina24

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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