Population et développement : Des étudiants tenus au courant des bienfaits du planning familial

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Dans le cadre de la campagne dénommée « 1.000.000 de voix pour la planification familiale (PF) et la santé sexuelle et reproductive (SSR) », lancée le vendredi 15 janvier dernier, un panel technique a été organisé ce mardi 2 février 2016 à l’Amphi Aimé Nikiéma de l’Université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou au profit de 300 jeunes.

Dans les pays africains en particulier au Burkina, le rythme élevé de la croissance de la population constitue une contrainte majeure aux efforts de développement. Le déséquilibre persistant entre l’accroissement élevé de la population et la faible croissance économique contribue à la détérioration des conditions de vie des ménages.

Une des priorités actuelles des pouvoirs publics consiste donc à mettre en place des stratégies adéquates pour une maîtrise efficiente de ce mouvement. La fécondité, comme composante majeure de cette évolution, est au centre de toutes les préoccupations. En plus de plusieurs autres stratégies, les acteurs mettent l’accent sur la sensibilisation pour faire face à cette urgence qui nécessite néanmoins une continuation d’actions.

Le panel technique au profit de 300 jeunes scolaires et universitaires à Bobo, Koudougou et Ouagadougou, ce 2 février 2016, entre dans le cadre de la campagne de communication dont le terme général porte sur « Jeunesse et défis de la santé de la reproduction et de la planification familiale au Burkina Faso » ; un thème convoyé par le slogan « 1.000.000 de voix pour la PF et la SSR ».

L’objectif principal de cette campagne est de renforcer la prise de conscience et l’engagement des jeunes et des leaders politiques par rapport à l’importance de l’accès des jeunes aux services et soins de SSR/PF à travers une prise en compte effective de ces questions parmi les priorités au niveau national.

4 communications principales accompagnées d’échanges sur l’accès aux services de santé, l’état des lieux au Burkina de l’accès des jeunes à la SSR/PF, le dividende démographique et des stratégies en faveur de l’émergence du Burkina ont été présentées aux jeunes universitaires.

« Le nombre d’étudiants augmente chaque année alors que la superficie de l’Université ne bouge pas d’un iota », un constat « primitif » fait par une des communicateurs, Augusta Traoré, représentant la Direction de la santé de la famille(DSF). Compaoré Célestin, Coordonnateur de SOS/jeunesse et Défis (SOS/JD), reconnaît pour sa part que l’explosion démographique non maîtrisée entrave les efforts de développement en aggravant les problèmes de santé, les inégalités de genre, la dégradation de l’environnement, etc.

Il ressort des communications que les personnes âgées de 10 à 24 ans représentent 43,55% de la population burkinabè et que le taux d’utilisation de méthodes contraceptives est de 6,6% pour les 15 à 19 ans et de 15,9% pour les 20 à 24 ans. Parmi la dizaine d’étudiants panelistes consultés, tous sans détours ont « apprécié la qualité et le contenu des communications » et avouent avoir été « satisfaits de cette séance de sensibilisation ».

Pour rappel, cette grande campagne de communication est portée par une coalition d’associations œuvrant dans le développement communautaire dont l’AJC/P&D, l’ABBEF, l’Union des religieux et coutumiers du Burkina (URCB), l’APAC, l’AFJ, SOS/JD et le RAJS.

Lancée le 15 janvier 2016, cette double sensibilisation de masse et de proximité se déroule durant la période post-élection 2015 et ce jusqu’en mars 2016. A environ 60 millions FCFA, elle est soutenue techniquement et financièrement par Planned Parenthood Global s’appuyant sur le leadership de l’ABBEF et de ses autres associations et ONG partenaires.

Noufou KINDO

Burkina 24


IMG_1750 Panel à l'Université de Ouaga




Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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