Journée mondiale de lutte contre le cancer : Marche de sensibilisation et plaidoyer à Ouaga

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Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le cancer, l’Association d’aide à la santé préventive dénommée KIMI, en collaboration avec les associations de lutte contre ce fléau au Burkina, a organisé ce jeudi 4 février 2016 à Ouagadougou, une marche de sensibilisation suivie de plaidoyer sous le thème général : « Nous pouvons, je peux ». L’objectif majeur de cette activité, selon les responsables, est de mobiliser les populations sur la question des cancers et attirer l’attention des pouvoirs publics sur leurs prévalences.

Le cancer constitue encore aujourd’hui la première cause de mortalité dans le monde, bien avant les guerres et autres catastrophes naturelles. Il fait beaucoup moins parler de lui, mais il tue. Pourtant, il se soigne. L’intérêt de la journée mondiale de lutte contre le cancer est surtout de faire prendre conscience de l’utilité d’un dépistage précoce permettant d’arriver à une guérison.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que le cancer aurait fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015 si aucune mesure n’est prise. C’est pour cette raison que des moyens importants sont mis en œuvre dans le but de faire reculer le poids de cette maladie partout dans le monde.

Remise du plaidoyer au ministre de la santé, Smaïla Ouédraogo
Remise du plaidoyer au ministre de la santé, Smaïla Ouédraogo

Au Burkina, la journée a été particulièrement marquée par une marche de sensibilisation suivie de plaidoyer.

Le point de rencontre pour la marche de ce 4 février était l’Avenue de l’Indépendance (en face du ministère du commerce) et le point de ralliement à la Place de la Révolution où des discours ont été prononcés suivis de la remise du plaidoyer au ministre de la santé, Smaïla Ouédraogo.

Le thème « Nous pouvons, je peux » se justifie, selon Dr Aristide Ouédraogo, par la nécessaire contribution de chacun à la lutte.

« Agissons ensemble pour lutter contre le cancer », dit-il, car « de la tête au pied, chacun peut attraper le cancer ».

Plusieurs personnalités ont pris part à cette activité de plaidoyer notamment le Gouverneur de la Région du Centre, le ministre de la santé, le médiateur du Faso.

Le Pr Charlemagne Ouédraogo, pense que les tests de dépistage sont primordiaux et disponibles. Il reconnait que la chimiothérapie et la chirurgie existent au Burkina mais par contre la radiothérapie n’existe pas pour le moment.

Pour vaincre, il propose la « formation adéquate, le dépistage et la prise en charge sérieuse des cas ». La présidente de l’association des femmes atteintes et affectées par le cancer, Rosalie Zida, s’est surtout appesantie sur la question des « médicaments qui ne sont pas disponibles à tout moment ».

La prise en charge psychologique des cas au Burkina est selon elle inexistante. « Et la mort est presque inévitable pour la plupart des cas recensés », déplore-t-elle. Elle n’a pas manqué l’occasion de remercier tous ceux qui leur apportent, il y a belle lurette, un soutien en l’occurrence Sika Kaboré, épouse du Chef de l’Etat, par ailleurs présidente de l’association KIMI créée depuis 2006.

Pour Sika Kaboré, il faut faire reculer le poids de ce fléau. Le dépistage précoce permet de prévenir les cancers de foie et du col de l’utérus. L’épouse de Roch Kaboré souhaite que cette lutte soit inscrite parmi les priorités nationales. Il faudrait également réduire les prix des médicaments anticancéreux au Burkina. Le ministre de la santé a reconnu que le cancer est un véritable fléau des temps modernes. Il a salué le courage des associations qui luttent contre cette maladie et la mise en place d’un Plan national stratégique de lutte contre le cancer depuis 2013.

Pour Z.K, citoyenne rencontrée au lieu de la marche, « les avancées des traitements contre les cancers sont formidables, les dépistages précoces s’inscrivent dans une lutte contre le cancer, malheureusement, ils ne sont pas très bien médiatisés… On parle de la place du malade comme étant co-acteur de sa guérison, à condition qu’il y ait une véritable information sur son cancer par les soignants, car il s’avère être un vrai combattant contre sa maladie, véritable clé de la guérison ».

Alizèta Sanfo par contre se dit « étonnée que personne ne parle de la médecine traditionnelle chinoise qui grâce à l’acupuncture, à sa pharmacopée, intervient depuis des années sur le terrain immunitaire du malade, intervient sur les effets secondaires des traitements de la médecine allopathique, potentialise ces traitements et pour bien des cancers évitent les métastases ». « Ce ne sont pas seulement des soins palliatifs », ajoute-elle.

Noufou KINDO

Burkina 24


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Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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