Présumé enlèvement de fille à Tenkodogo : La ‘’kidnappée’’ retrouvée dans une chambre close à Zorgho

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Seule, elle a réussi à faire courir toutes les folles rumeurs à Tendokogo. Ouraïratou Sorgho, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est une pensionnaire d’un centre de formation en couture. Depuis le 2 février dernier, de folles rumeurs sur des enlèvements de filles se sont emparées de la ville de Tenkodogo. Certains mêmes ont pointé du doigt Boko Haram. Mais en réalité il n’en était rien. La brigade territoriale de gendarmerie de Tenkodogo a réussi à retrouver la fille dite ‘’kidnappée’’. Mais où ? Dans un maquis fréquenté par les filles de joie.

Ouraïratou Sorgho a réussi à monter un scénario dont elle seule a le secret. Partie de Tenkodogo depuis le 2 février dernier avec la complicité d’une de ses amies de Pouytenga, cette pensionnaire du centre de formation Génération Mixte Couture et Formation était recherchée pour ‘’enlèvement’’. Elle a quitté l’atelier dans l’après-midi du 2 février.

« Le lendemain, raconte le propriétaire du centre, Omer Oubda, sa compagne de route a fait savoir qu’elle venait de l’appeler pour dire qu’elle a été enlevée. Qu’elle se retrouve dans un lieu qu’elle ne maîtrise pas. »

De l’avis de son encadreur, lorsqu’elle faisait ces déclarations, elle pleurait tout en demandant de faire quelque chose pour la secourir. Très rapidement les forces de défenses et de sécurité ont été alertées.

Les renseignements de la brigade territoriale de Tenkodogo ont permis de la localiser dans un premier temps à Zorgho. Et au moment où les gendarmes se préparaient pour aller à sa trousse, coup de théâtre ! Elle change de puce et devient injoignable.

« Elle prend une autre puce, puis appelle une de ses camarades du centre et la supplie de venir signaler à la gendarmerie qu’elle a été enlevée », nous explique le commandant de la brigade Alidou Palé.

Les gendarmes, dans leur recherches conjointes avec leurs collègues de Zorgho, ont pu la dénicher dans un débit de boisson appelé couramment ‘’maquis’’. Selon les informations recueillies ce maquis dénommé ‘’Boublesse Night Club’’ héberge de nombreuses filles de joie en son sein. Parler d’enlèvement de filles à Tenkodogo est donc ‘’une fausse histoire’’ atteste, l’adjudant-Chef. Car selon lui, « c’est une histoire fabriquée de toute pièce par mademoiselle Sorgho Ouraïratou afin de masquer une activité pour laquelle elle est allée s’adonner».

Toujours selon le Commandant, cette fille ne serait pas à son premier cas de forfait. « L’année passée, elle a quitté le domicile familial pendant des mois avant qu’on ne la retrouve », nous confie-t-il.

Pour l’heure, le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Tenkodogo a été saisi pour suite à donner.

Martin OUEDRAOGO

Correspondant de Burkina24 à Tenkodogo



Rédaction B24

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