Planification familiale : De jeunes leaders politiques s’informent

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L’Association SOS Jeunesse et défis (SOS/JD) organise ce 10 février 2016 à Ouagadougou un atelier de formation à l’endroit de 100 responsables de jeunes des partis politiques et d’associations sur la santé sexuelle et reproductive et sur la planification familiale. L’objectif est de mettre à jour leurs connaissances et d’en faire des alliés pour la maîtrise de l’expansion démographique au Burkina.

Selon les projections, le Burkina pourrait abriter 30 millions d’âmes en 2030, voire 55 millions en 2050. La croissance économique et le partage des richesses risquant de ne pas aller au même rythme, il est urgent, selon SOS/JD, de prendre des précautions.

Celles-ci s’adressent en particulier à la frange jeune et adolescente de la population burkinabè. « Les jeunes filles de 15 à 19 ans constituent 19% des femmes en âge de procréer, contribuant ainsi pour 11% à la reproduction », note en effet Dr Zézouma Sanou de la Direction de la santé de la famille. Pourtant, souligne Célestin Compaoré, coordonnateur de SOS/JD, cette frange est vulnérable et est de plus en plus encline aux rapports sexuels précoces et non protégés. D’où la nécessité d’agir par la sensibilisation.

Le coordonnateur de l'OSD/JD Célestin Compaoré (à gauche) et le représentant de la Direction de la santé de la famille, Dr Zézouma Sanou © Burkina24
Le coordonnateur de SOS/JD, Célestin Compaoré (à gauche) et le représentant de la Direction de la santé de la famille, Dr Zézouma Sanou © Burkina24

C’est ainsi qu’un atelier de formation a été organisé ce 10 février à l’adresse d’une centaine de responsables des jeunes des formations politiques et d’associations par SOS/JD, avec l’appui de six autres organisations (ABBEF, RAJS, URCB, APAC, AFJBF).

Il vise, indique Célestin Compaoré, à « faire une mise à niveau de l’information sur la santé des adolescents et des jeunes au Burkina Faso, notamment les progrès réalisés, les contraintes, les tendances, de même que les pratiques prometteuses pour le renforcement et la promotion de la santé de ce groupe vulnérable ».

Aminata Rabo, chargée de plaidoyer à PP Global © Burkina24
Aminata Rabo, chargée de plaidoyer à PP Global © Burkina24

A noter que cet atelier, qui dure une journée, s’inscrit dans le cadre d’une campagne de communication sur la santé de la reproduction. Elle a pour thème « jeunesse et défis de la santé de la reproduction et de la planification familiale au Burkina Faso » et pour slogan « 1 000 000 de voix pour la planification familiale et la santé sexuelle et de la reproduction ».

Aminata Rabo, chargée de plaidoyer à Planned Parenthood Global qui apporte un appui financier à cet atelier, a invité les représentants des partis politiques à prendre en compte la question de la santé de la reproduction dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs programmes de société.

Abdou ZOURE

Burkina24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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