3G et 3.75 G de Telmob et Airtel : L’Association burkinabè des consommateurs sceptique

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L’Association burkinabè des consommateurs des services de communication (ABCE) a voulu partager ce 10 février avec l’ensemble des consommateurs, la teneur de la décision de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation (CNCC), rendue le 12 novembre 2015. L’association avait déposé une plainte contre Airtel et Onatel pour publicité mensongère.

Le 12 janvier 2015, l’ABCE avait saisi la CNCC pour faits de publicité mensongère de la part de Onatel (Telmob) et Airtel. L’ABCE accusait les deux réseaux d’avoir induit les consommateurs en erreur sur le débit réel de la connexion internet. Selon le président de l’ABCE, Seydou Barro, « ces sociétés font croire aux consommateurs à travers des affiches publicitaires, des spots télévisuels et radiodiffusés, qu’elles leur offrent une connexion du niveau 3.75 G (pour Airtel) et 3G +(pour Telmob) ». Après vérification, continue-il, l’ABCE s’est rendu compte que la qualité de connexion prétendue n’était pas celle offerte.

« Une connexion de type 3 G+ au regard des normes internationales, doit offrir une vitesse de téléchargement comprise entre 3.6 et 14.4 Mpbs/s et celle de type 3.75 G une vitesse se situant entre 5 et 21 Mbps/s, alors que nos mesures nous donnaient au mieux 0.0985 Mpbs/s pour Telmob et 1.47 Mpbs/s pour Airtel. »

Dans sa décision, la CNCC a déclaré que les publicités de Airtel et de Telmob sur le débit « manquent de transparence et sont de nature à induire les consommateurs en erreur ». Elle a ordonné par conséquent à ces réseaux d’apporter plus de précisions dans leur publicité qui permettront aux consommateurs d’apprécier les services à leur juste valeur. L’ABCE a salué cette décision, même si elle regrette que la CNCC ait dispensé ces réseaux des amendes.

En outre, l’association dit dénoncer la convention intervenue entre Canal+ et Neerwaya Multivision. Selon l’association, cet accord qui vise à interdire la diffusion de certaines chaines par Neerwaya Multivision et à lui imposer des prix de vente n’est ni plus ni moins qu’ « un abus de position dominante », qui aura pour effet la disparition de Neerwaya Multivision. Sans vouloir être l’avocat de ce dernier, l’ABCE affirme vouloir empêcher qu’un monopole se crée au profit de Canal+ et aux dépens de consommateurs.

Issouf NASSA

Burkina 24



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