La F-SYNTER pense que si rien n’est fait, le 2iE risque de couler “définitivement” !

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Malgré les mesures prises par les autorités burkinabè et la direction de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2ie), “le feu continue de couver sous la cendre“. C’est ce qu’à fait savoir la Fédération des Syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) lors d’une conférence de presse le jeudi 11 février 2016 au Centre d’éducation ouvrière.

Depuis le 30 novembre 2015, date à laquelle le ministre de l’agriculture des ressources halieutiques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire a envoyé sa note appelant les acteurs concernés à lever les décisions de licenciement et le blocus, la tension n’a pas encore baissé d’un cran. “Malheuresement depuis cette date, le feu de cette crise continue de couver sous la cendre“, a dit Mamadou Barro, secrétaire général fédéral de la F-SYNTER.

La lettre du ministre de l'agriculture des ressources hydrauliques, de l'assainissement et de la sécurité alimentaire aux responsables syndicaux et délégués personnel de 2iE.
La lettre du ministre de l’agriculture des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire aux responsables syndicaux et délégués personnel de 2iE.
La suite de la lettre du ministre de l'agriculture des ressources hydrauliques, de l'assainissement et de la sécurité alimentaire aux responsables syndicaux et délégués personnel de 2iE.
La suite de la lettre du ministre de l’agriculture des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire aux responsables syndicaux et délégués personnel de 2iE.

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Échec. Le syndicat d’enseignants récuse les licenciements qui se sont produits sous la direction de l’actuel directeur général  Hama Amadou Maiga. Les 32 licenciements dont le non renouvellement de 11 contrats à durée déterminée sont, selon les délégués syndicaux, le symbole même de l’échec du manager général de l’institut.

Nommé” en 2013, à la suite de “dérive” de gestion de son prédécesseur,  “pour remettre les choses sur les rails, Mr Maiga a échoué. En deux ans, la situation est  plus catastrophique qu’au moment où il l’a prise“, a déclaré Mamadou Barro.

Au nombre des raisons, la diminution du nombre d’étudiants. Selon les conférenciers, les effectifs ont considérablement chuté. De plus de 2000 avant son arrivée, ils sont à environ 1 128, font-ils savoir.  Pour toutes ces raisons, le F-SYNTER récuse tous les licenciements.

Une telle attitude est intolérable de la part d’un directeur général, employé lui-même et qui se prend pour un “chef” qui ne doit de compte à personne et s’acharne sur les travailleurs qui sont ses boucs émissaires tout trouvés“, s’insurge Mamadou Barro. Situation que confirme Malicki Zorom, secrétaire général F-SYNTER du 2ie. “ Il gère 2ie comme sa maison“, dit-il.

Fermeture. Cette attitude comporte selon les syndicalistes de “sérieux” risques qui risquent de couler “définitivement“, l”institution. Aux nombre des hypothèses qui expliqueraient cette attitude se trouve celle-ci : Liquider l’institution afin de la rouvrir ailleurs.

Des éléments, pouvant attester l’hypothèse que “la thèse qui circule est fausse“, le syndicat des enseignants demande au directeur de les apporter pour se disculper. “Vous êtes DG d’une entreprise, qui a besoin des scolarités des étudiants. Les actes que vous poser, c’est pour que les étudiants s’en aillent. Quelle conclusion, on peut tirer?, s’interroge Mamadou Barro.

S’agissant d’une institution privée, la conséquence “logique” à la situation qui prévaut actuellement selon le syndicaliste, c’est la fermeture. Pour toutes ces raisons, le syndicat se dit déterminé à mettre tout en oeuvre afin que cela n’arrive pas.

Il compte sur son ministre de tutelle pour que solution soit trouvée. Une rencontre est prévue ce 12 février 2016 pour trouver une issue. Il n’y a plus qu’à espérer que la thèse de fermeture soit “fausse” et que le 2iE survive à la crise pour le grand bonheur de ses pensionnaires, de son personnel et du Burkina Faso qui abrite la “prestigieuse” école.

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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