Ouagadougou : Une station-service consumée

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A notre arrivée, c’est une foule de badauds difficilement maîtrisée par les forces de l’ordre qui avançaient peu à peu pour toucher des yeux la station-service qui a pris feu ce mercredi 2 mars 2016.

Située à Boulmiougou sur la Rue Blaise Gaston Bathio Benon, voie qui mène vers le Collège Sainte famille, la station-service de Saydou Sanfo est complètement partie en flammes. La présence des hommes de feu a aidé à sauver une petite partie de la station. Des trois pompes qui distribuaient le carburant, il n’en reste plus qu’une seule.

Ousmane Nikièma, vendeur de sacs d’écoliers et de voyage qui a sa boutique près de la station-service explique que l’incendie a débuté vers 19h et quart. Des origines, dit-il, « on ne sait pas comment cela a débuté ». Pour l’heure, les pertes financières ne peuvent être comptabilisées, informe Rasmané Sanfo, père du propriétaire de la station-service qui est venu « rapidement » sur les lieux du drame après avoir reçu un coup de fil.  Son fils, sous le choc, a préféré rejoindre le domicile familial.

« Je l’ai aidé à acheter une des pompes à deux millions de francs CFA. L’autre, je ne sais pas à combien il l’a eue. Tout récemment, il a réaménagé l’endroit et cela aussi peut s’évaluer à deux millions de francs CFA. En toute vérité, je ne peux pas évaluer les pertes pour le moment, lui seul peut le faire », note Rasmané Sanfo, parlant de son fils, Saydou Sanfo.

Il s’est réjoui du fait qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. « Cela aurait été très grave », soupire-t-il. Rasmané Sanfo a profité de notre micro pour lancer un cri de cœur aux autorités : « il faut qu’elles (les autorités, ndlr) touchent les coutumiers pour remédier à ces incendies à répétition. On peut faire des enquêtes, mais les coutumiers peuvent nous aider aussi. C’est ce que j’avais à ajouter ».   

Le Capitaine Rasmané Ouanga, Commandant de la première Compagnie de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers a conseillé aux personnes qui pratiquent ces genres d’activités, de respecter les règles qui prévalent à leurs installations. Aucun blessé et aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.

Yannick SAWADOGO

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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