8 mars 2016 avec l’AEEMB et le CERFI : La protection de la musulmane face au terrorisme au débat

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Ce 8 mars 2016, l’Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina Faso (AEEMB) et le Centre d’étude, de recherche et de formation islamiques (CERFI) ont organisé à Ouagadougou comme dans les 44 autres provinces du Burkina Faso, « la journée de la sœur musulmane ». Au programme figuraient une conférence sur le thème « La femme musulmane dans la promotion de l’islam au Burkina Faso: acquis et défis », et un panel sur « La femme musulmane face au terrorisme : quelles actions pour une meilleure protection de ses droits ? ».

La femme qui œuvre pour la promotion de l’islam est celle qui présente le vrai visage de de cette religion aux musulmans et aux non musulmans. Mais avant tout, c’est celle qui vit en conformité des textes islamiques.

«C’est surtout le vivre dans toute son authenticité. […] Ce qui impose de connaître l’Islam, de le mettre en pratique et de le transmettre. L’islam se partage nécessairement, pour en bénéficier soi-même, pour en faire bénéficier son environnement proche ou lointain et l’humanité entière», précise la conférencière Fatimata Ouattara.

Parlant des acquis, elle s’est appesantie sur les réalisations salutaires au niveau de l’AEEMB et du CERFI. En premier, l’AEEMB enregistre notamment les séminaires de formation des femmes et l’opération khadidja dans les sections à l’Université Ouaga 1 Joseph Ki-Zerbo. Ensuite, au compte du CERFI, on note les colonies de vacances, la formation aux Activités Génératrices de Revenus (AGR) et l’octroi de crédits pour les AGR des femmes musulmanes en groupement.

Comme suggestion pour une meilleure formation de la femme musulmane, elle préconise surtout, une conséquente gestion du temps qui devra intégrer toutes les facettes de sa vie: « Réussir la conciliation du militantisme avec les études pour les élèves et étudiantes ou avec la vie professionnelle et de la gestion du foyer pour les femmes du CERFI. »

Le panel qui a suivi a mis le doigt sur la stigmatisation de la femme voilée, phénomène qui a pris de l’ampleur depuis les attentats du 15 janvier 2016 à Ouagadougou.

Face aux agressions, la meilleure réponse demeure le bon accueil et l’explication, ont soutenu les panélistes. Car, pour la plupart, elles ont pour origine une incompréhension de l’islam. Par conséquent, mieux véhiculer le message de l’islam serait la piste à suivre pour la cohésion sociale. Et cela est une tâche qui revient à la musulmane, surtout.

Issouf Nassa

Burkina 24



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