“Je travaille” : Détour dans le “champ de lit picot” de Dieudonné Tapsoba

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« Je travaille » est une rubrique dédiée à tous ceux qui exercent un métier, quel qu’il en soit, qui leur permet de s’en sortir, comme on le dit en langage familier dans nos contées. Burkina24 a rencontré Dieudonné Tapsoba. Son métier à lui, c’est la confection de « lit picot », de chaises, armoires et fauteuils « rembourrés ».  

D’écolier à artisan

Confectionner des chaises, des « lit picot », fabriqués à base de tressage et des fauteuils « rembourrés », Dieudonné Tapsoba le fait depuis bientôt vingt ans. Il s’adonne à l’activité depuis qu’il a quitté l’école. « Nous sommes ici* depuis près de vingt ans. Quand j’ai quitté l’école, je suis venu ici », déclare celui dont dépendent une dizaine d’autres employés.

« Il y a d’autres, on travaille ensemble. Mais il y a d’autres qu’on a employés », précise-t-il. Ce métier, ils sont une vingtaine à l’exercer ensemble au bord du bitume sur la chaussée. C’est leur activité génératrice de revenus. « Tous ceux qui sont ici, ce sont des hommes mariés. Ceux qui ne sont pas mariés, ne dépassent pas 4 à 5 personnes », note Dieudonné Tapsoba.


VIDEO – Dieudonné Tapsoba

Burkina24


Grâce au métier de confectionneur, tous arrivent à s’en sortir et à s’occuper de leurs familles. Ils travaillent tous les jours pour y arriver. « On s’en sort. Ce qu’on produit, on arrive à vendre », confie l’artisan.

De la clientèle                                                                      

La clientèle de Dieudonné Tapsoba est constituée en majorité des amoureux de la nature qui s’adonnent au camping et des foreurs (constructeurs de forages) dans les campagnes. « S’il y a des projets, les gens viennent payer pour sortir en campagne. Parfois, d’autres viennent payer pour aller dormir à la campagne »,

Dieudonné Tapsoba, fabricant de lipiko. © Burkina24
Dieudonné Tapsoba, fabricant de lit picot. © Burkina24

Le lit picot en fonction de sa commodité (nombre de places et de la forme) coûte entre 25 000 et 45 000 francs CFA. Les chaises quant à elles coûtent entre 8 500 et 15 000 F CFA.

Ces artisans travaillent en fonction de la demande. Et ils le font à longueur de journées. « S’il y a le marché, on travaille tous les jours ici ». La saison sèche constitue le moment d’affluence de la clientèle. « C’est uniquement en saison pluvieuse que ça ne va pas. Quand il fait froid aussi, ça ne marche pas », confie Dieudonné Tapsoba.

Ici, on travaille en fonction de la demande.
Ici, on travaille en fonction de la demande.

Etendre son marché

Sortir de l’informel et étendre son marché, il a essayé. M. Tapsoba nous a confié avoir essayé d’obtenir un fonds de roulement, sans y parvenir. « On a fait les dossiers, on est allé déposer, mais jusqu’à présent, on n’a jamais eu aucun marché », déclare-t-il. Malgré tout, il continue d’exercer son métier sur une aire libre et sous le soleil ardent.

Oui Koueta

Burkina24

*(Station-service de la Petrofa côté sud la résidence du Moogho Naaba).



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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