Formation en cinéma: Des cinéastes en herbe repartent après avoir appris « beaucoup de choses »

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Une quinzaine de cinéastes en herbe en provenance des villes de Fada, Ouahigouya, Dédougou, Koudougou et Kaya ont « beaucoup » appris en trois semaines de formation sur les techniques de tournage et de montage de film à l’Institut Imagine (Institut de formations de formateurs en métiers du cinéma, télévision et multimédia). Ils repartent « satisfaits » avec leurs diplômes de fin de formation délivrés ce lundi 4 avril 2016.   

Trois semaines durant – 14 mars au 4 avril – c’est le temps qu’a duré la formation d’une quinzaine de citoyens en provenance de Fada N’gourma, Ouahigouya, Dédougou, Koudougou et Kaya. Ils ont été outillés en technique de tournage et de montage de film.

« Nous espérons que cela va créer une dynamique et un mouvement de producteurs, de réalisateurs , de créateurs dans le domaine de l’audio-visuel », confie Gaston Kaboré, directeur de l’Institut Imagine.

Un concept : « films de poche »

Pendant ce laps de temps, l’institut a essayé de leur donner « beaucoup » de bagages en termes d’analyse de film, d’éducation à l’image et de réalisation de films de poche. « Films de poche », c’est la dénomination des films tournés à l’aide de caméras miniaturisées sans que la qualité des images produites ne soit affectée.

« Films de poche, parce que c’est fait avec des appareils qui tiennent dans la poche. L’évolution des nouvelles technologies a permis une grande miniaturisation des équipements sans que la qualité ait été nécessairement dégradée », explique Gaston Kaboré.

Gaston Kaboré, directeur de l'Institut Imagine.
Gaston Kaboré, directeur de l’Institut Imagine.

A Imagine, il a été enseigné aux apprentis cinéastes comment utiliser ces petites caméras que chacun peut à partir de son téléphone portable faire des films qui peuvent être communiqués, diffusés et qui peuvent à la fois amener une dimension informative, de communication artistique à des populations qui peuvent se voir refléter sur les écrans alors qu’ils sont en déficit de représentation parce qu’ils  ne sont sous les feux habituels des caméras.

« Cela va permettre – nous l’espérons – modestement d’équilibrer le flux de l’information et de la création audiovisuelle entre la métropole Ouagadougou et des villes secondaires », confie le directeur de l’institut.

« Nous retournons avec beaucoup de satisfactions »

« En l’espace de trois semaines, nous avons beaucoup appris que beaucoup mettrons du temps à apprendre. Nous étions presque des profanes quand on venait », reconnait Etienne Ouédraogo venu de Ouahigouya.

Au nombre des acquis capitalisés, il y a le cadrage, le montage et la conception de scénario. « Au regard de la pédagogie – il y avait beaucoup d’exercices pratiques – nous retournons au bout de ces trois semaines avec beaucoup de satisfaction, parce que nous avons la base pour suivre d’autres formations, renforcements de capacité en la matière », ajoute-t-il.

Il en est de même avec Kadidia Ouédraogo. Venue de Kaya, elle en a appris autant. « J’ai appris beaucoup de choses, parce que moi-même je ne connaissais pas la caméra », déclare-t-elle.

Oui KOETA

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