Incendie à la foire de SNC 2016 : Les inquiétudes des sinistrés

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A en croire les réactions des sinistrés de l’incendie survenu le 31 mars 2016 sur le site de la foire de la Semaine nationale de la culture (SNC) à Bobo-Dioulasso, il existe quelques  tensions actuellement entre ces derniers et le Directeur général, Sidi Traoré. C’est ce que nous confiaient certaines victimes dans la soirée du mardi 5 avril 2016

Il y a quelques jours, après l’incendie survenu le 31 mars 2016 sur le site de foire de la SNC, qui a endommagé plus de 90 stands de vente, le ministre de la culture et le Président du Faso ont rencontré les sinistrés pour les assurer de leur soutien.

Ce 5 avril 2016, les victimes ont pris d’assaut les lieux du site qui a été ravagé par un incendie pour déplorer les nouvelles qu’ils ont entendues concernant leurs dédommagements.  Pour Théophile Coffi (Dah Mahi), dit Papa béninois, l’information reçue a frustré les victimes.

« Ce que nous déplorons, c’est ce que nous avons appris. Au début, on  nous a rassurés en parlant de dédommagement. On ne nous a pas parlé d’assurance. Si on avait appris cela, personne n’allait rester ici», commente-t-il.

Il a ajouté que les victimes étaient  contentes des visites du ministre et du Président et « attendaient le dédommagement » que ce dernier a promis.

Les sinistrés ce 5 avril 2016
Les sinistrés ce 5 avril 2016

Le Directeur général de la SNC, Sidi Traoré, dit-il, a informé les victimes que c’est l’assurance qui va régler leur dédommagement. « Nous ne sommes pas venus ici sur la base de l’assurance, nous sommes là à cause de la SNC », a dit Papa béninois.

Les victimes ont manifesté leur déception. Pour Salif Lalsaga, victime burkinabè, lui et ses compagnons d’infortune sont dçus des organisateurs de la SNC. Il a sollicité  le soutien du gouvernement. Le cas échéant, dit, il, «c’est mieux de continuer à ailleurs que de rentrer à Ouagadougou. Je suis venu avec des marchandises des gens que j’ai prises à crédit. Je vais aller dire quoi ? J’ai quel papier pour montrer que c’est perdu ?», se lamente-t-il.

Madeleine Dior, victime sénégalaise, aussi déplore la situation. Elle a affirmé que son problème est qu’il n’y a pas de quoi assurer le retour au pays, car elle a tout perdu. Mais, elle a salué les premiers  actes du Président du Faso. « Il est venu débloquer 6 millions (de F CFA) et chacun a reçu 63 000 F CFA », révèle-t-elle. « Mais avec ça, on ne peut pas rentrer chez nous», déplore-t-elle.

Madeleine Dior s’en réfère désormais au Chef de l’Etat. « Je pense que c’est lui seul qui est habilité à nous aider, dit-elle.  Il faut qu’il mette sa main afin qu’on puisse nous donner quelques chose pour rentrer et subvenir à nos besoins, le temps que nous soyons dédommagés ».

Sidiki TRAORE

Correspondant Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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