Insécurité: La CCVC exige le départ des troupes étrangères présentes au Burkina

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La Coalition  nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) exige le départ des troupes étrangères au Burkina, déplore l’incapacité de l’Etat à assurer la sécurité de tous les citoyens sur l’ensemble du territoire national, dont la résultante est la montée en puissance des groupes d’auto-défense.

La présence des troupes étrangères, notamment celles françaises en territoire burkinabè, inquiète la CCVC. « Ces forces françaises installées au Burkina se sont malheureusement déjà illustrées par des actes répréhensibles », a rappelé Chrysogone Zougmoré, président de la coalition.

En témoigne l’accusation « d’attouchements » contre elles il y a à peu près un an de cela sur des fillettes. « Et ceux-là qui ont été à l’origine de cet acte ont été purement et simplement rapatriés vers la France sans autre forme de procès », souligne le président de la CCVC.

Et pour Chrysogone Zougmoré, une chose est « sûre ». Il s’agit du fait que « ces  personnes-là sont généralement intégralement protégées par la justice française ». « Que ce soit au Cameroun, en Centrafrique, au Burkina, lorsque les actes répréhensibles sont posés par ces soldats, c’est en France que ça se règle », continue Zougmoré.

Et ça se règle, « c’est trop dire » pour ce défenseur des droits humains. Pour cause « on les déplace d’un corps à l’autre et c’est fini », dit-il. A cela s’ajoute la présence militaire étrangère qui constitue, selon la coalition, une « source d’insécurité » pour le pays. Pour toutes ces raisons, la coalition exige le départ des forces étrangères du pays.

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Chrysogone Zougmoré s’exprime sur les agissements des troupes françaises

Selon les premiers responsables de la coalition, s’il est envisagé de faire appel au soutien d’autres forces supplémentaires pour résoudre les questions sécuritaires, c’est que « l’Etat a failli et révèle aux yeux de tous son incapacité à assumer sa mission régalienne de sécurisation des populations et de protection des biens ».

A ce titre, la coalition félicite les populations pour les « diverses » formes d’organisation dont elles se sont dotées afin de pallier la faillite de l’Etat au plan sécuritaire. Mais, elle les appelle toutefois à « agir dans le respect des droits humains ».

Pour ce qui est de la faillite du système judiciaire, la CCVC déplore  que « lumière n’a pas été faite » sur le dossier des martyrs de l’insurrection, ni sur celui des victimes du putsch manqué du 15 septembre 2015 et les dossiers antérieurs.

La CCVC s’inquiète au regard des libérations provisoires de personnes inculpées dans le cadre des procédures judiciaires enclenchées. Ce qu’elle qualifie de « libérations tous azimuts de détenus, sans la moindre explication ».

A une telle allure, déplore les dirigeants de la CCVC, « il est à craindre que des auteurs de crimes de sang et de crimes économiques n’échappent définitivement à la justice et n’en viennent à narguer le peuple ». Au regard de toutes ces constations, la Coalition exige des autorités actuelles que lumière soit faite sur la gestion de la transition par leurs prédécesseurs au sommet de l’Etat.

Pour ce qui est de l’ultimatum lancé par l’Unité d’action syndicale, Bassolma Bazié, secrétaire général de la CGT-B annonce pour le vendredi 15 avril dans l’après-midi à la Bourse du travail rénovée,  une « grande » assemblée générale des travailleurs. A l’issue de cette rencontre, tous devraient être situés sur la marche à suivre.

Oui Koueta

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