Smockey : « Le peuple burkinabè a des urgences sur lesquelles, il faut tabler très rapidement »

A l’instar des autres membres du Balai Citoyen, Smockey a livré son appréciation sur les 100 jours du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré à la tête de l’Etat burkinabè. Il a déclaré n’avoir vu qu’un écran de fumée, du menu « fretin ». Bref, l’artiste attend du gouvernement qu’il mette en œuvre le programme qui a valu  à Roch Marc Christian Kaboré d’être élu Président.

« 100 jours, c’est petit, mais… »

« Ce qui nous importe, c’est que le Burkinabè puisse continuer dans un contexte post-insurrectionnel à avoir l’esprit suffisamment critique mais suffisamment objectif, mais pas critiquer pour critiquer. Il faudrait que ces critiques soient des critiques constructives qui peuvent nous amener à faire évoluer les choses dans le sens positif », a déclaré le lauréat du prix Music in exile Fellowship obtenu à Londres.

Des 100 jours du Président Kaboré, Smockey n’a vu qu’« un écran de fumée ». Le rappeur a laissé entendre qu’il n’y a pas de raison que l’arbre cache la forêt. Les mesures récemment prises, « ce ne sont que des menus fretins » à ses yeux.

« 100 jours, c’est petit, dit-il. Mais l’entrée permet d’avoir une idée sur le plat qui nous attend. Si l’entrée n’est pas assez qualitative, on risque de quitter le restaurant avant d’entamer le plat principal », ajoute-t-il.

Le programme, « il faut commencer à l’appliquer »

Selon Smockey,  des Burkinabè ont voté pour le Président Kaboré, parce qu’ils estiment que ce programme est intéressant, qu’« il faut commencer à appliquer ». Ce ne sont pas les besoins qui manquent.

Il énumère entre autres les écoles qui manquent de tout, le manque d’infrastructures, les coupures d’électricité, les paysans qui ont du mal à joindre les deux bouts. « Il faut dérouler ce programme pour que les vrais problèmes des Burkinabè puissent être soulagés», dit-il.

L’activiste n’occulte pas les dossiers pendants en justice à un moment où, l’on assiste à la libération provisoire de présumés coupables sans jugement préalable. Il a cité entre autres des dossiers « importants » qui ne sont toujours pas conclus,  notamment les dossiers Zongo, Sankara et autres. « Il y a ceux-là qui ont eu à faire de certains des Burkinabè, des martyrs. Ils ne sont toujours pas jugés. Il faut que ces jugements soient faits », dit-il.

Dans un pays post insurrectionnel où tout est priorité, à force de vouloir faire plaisir à tous, le risque de déplaire n’est pas à négliger. Mais « en attendant, le peuple burkinabè dans son ensemble a des urgences sur lesquelles, il faut tabler très rapidement pour que la situation s’améliore, pour qu’on puisse prendre enfin la piste du développement et la piste de la stabilité », a déclaré Smockey.

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

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