Smockey: “Je vis en location”

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Le Balai Citoyen est sous les feux des projecteurs depuis le déclenchement de l’affaire des parcelles. Il est reproché aux leaders de s’être enrichis en l’espace du temps qu’a duré la transition politique. Absent lors de la conférence de presse animée par ses compagnons de lutte,  Smockey répond.  

VIDEO – Smockey s’exprime

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« On me dit que j’ai acheté une maison en France. Moi, je vis en location ici. Comment je peux avoir un immeuble en France. Moi je vais aller investir en France alors que je n’ai pas une maison qui m’appartient au Burkina. Il faut aussi que les gens réfléchissent », s’offusque Smockey –  lui qui a en plus de la création du mouvement Balai Citoyen, a mis la musique au service d’un engagement dans l’esprit critique, d’un combat.

Aux leaders du Balai Citoyen, il est reproché de s’être enrichi pendant le temps qu’aura duré la transition politique.

Smockey répond: « une V8, ça ne se cache pas. Même si on casse les pneus, ça prend toujours de l’espace. C’est la même chose pour les immeubles, pour l’hélicoptère de Me Kam, puisque maintenant, on est obligé de répondre ironiquement aux gens », a dit l’artiste activiste.

Selon Smockey, l’ironie est ce qu’il y a de plus dissuasif. « Quand on dit la vérité, dit-il, les gens disent que ce n’est pas vrai. Autant dire que c’est des fusées qu’on a, des Boeings 747. Soyons sérieux. Nous sommes dans un petit pays où tout se sait. Il faut que les gens arrêtent de raconter des choses ».

Et l’artiste de conclure que « c’est souvent bon aussi de laisser dire, parce que quand on réagit, on donne de l’écho à la critique ».

Oui Koueta

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Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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