Rabi Yaméogo : L’UPC ne peut pas garder des « brebis galeuses »

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Le Secrétariat exécutif national de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), à l’issue d’une session ordinaire le 16 avril, a décidé de suspendre le 2e vice-président chargé des affaires politiques du parti, l’ancien député Louis Armand Ouali. Bruno Kafando, ancien député, fait également l’objet d’une procédure disciplinaire. Le « parti du lion » a donné plus de détails sur ces sanctions et fait un aperçu de ses préparatifs pour les municipales au cours d’une conférence de presse, ce jeudi 21 avril 2016 à Ouagadougou.

La conférence de presse a été animée principalement par le 3e Vice-président, Amadou Sanon, Rabi Yaméogo, Porte-parole, Moussa Zerbo, Porte-parole adjoint et Rose-Marie Compaoré, Secrétaire générale adjointe en charge des structures de base. Concernant les sanctions, le parti a jugé utile d’échanger avec la presse sur ces « importantes décisions ».

Le cas Louis Armand Ouali, selon Amadou Sanon, intervient suite à une série de conduites jugées « malhonnêtes ». A l’écouter, la dernière participation de l’ancien député à une activité statutaire de l’UPC remonte au Congrès d’investiture de Zéphirin Diabré tenu les 27 et 28 juin 2015. « Depuis lors, il a brillé par ses absences chroniques aux sessions et aux autres activités du parti », dit-il avant d’ajouter que l’intéressé les a même invités à faire coalition avec le parti au pouvoir (NDLR : MPP).

Louis Armand Ouali se serait vite porté volontaire pour défendre les idéaux du parti au CNT. Mais, selon Amadou Sanon, durant tout le mandat de la Transition, « il est resté inaudible, invisible et n’a rendu de comptes à aucune instance du parti ». Pour les responsables de l’UPC, ses agissements violent les textes et font preuve d’une volonté de nuire au parti.

Le cas Bruno Kafando, SG de la Section du Kadiogo, laisse retenir d’abord une « incompétence notoire » à fédérer les militants, à prendre des initiatives et à faire fonctionner normalement le parti dans le Kadiogo depuis Juillet 2014. Il n’aurait pas également battu campagne lors des dernières élections.

« Il a en outre écrit un soit disant livre blanc sur l’UPC, un document truffé de contre-vérités… Il n’appartient pas à des individus, fussent-ils membres fondateurs, de critiquer le bilan dans la presse, sans l’avoir fait au préalable dans les instances du parti », déclare le 3e Vice-président de l’UPC. Il prévient que tous ceux qui se seront rendus coupables d’actes d’indiscipline subiront la rigueur des textes du parti.

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Pour le Porte-parole, Rabi Yaméogo à propos des différentes sanctions, il y a manifestement un « complot qui ne dit pas son nom et on ne peut pas garder des brebis galeuses ». Il répertorie deux raisons principales : l’une « d’ordre alimentaire » et l’autre « d’ordre politique » expliquant la dépression des sanctionnés et le fait que l’UPC soit politiquement la « cible » de beaucoup de personnes parce que « forte ».

Concernant les municipales, il faut savoir que les candidats de l’UPC sont demandeurs ou défendeurs dans une vingtaine de recours en justice. Ils sont entre autres concernés par des recours dans les 3e, 8e et 12e Arrondissements dans le Kadiogo, dans les Communes de Boromo et de Fada dans les Balé et dans le 1er Arrondissement de Bobo-Dioulasso.

D’une manière générale, Rose-Marie Compaoré, Secrétaire générale adjointe en charge des structures de base, note que l’UPC a présenté des listes de qualité aux futures élections municipales.

Les animateurs de la conférence de presse se sont par ailleurs exprimés sur la situation survenue récemment à Nagaré où des domiciles ont été brûlés et le drapeau national « bafoué ». L’UPC, par la voix de son Porte-parole adjoint, Moussa Zerbo, réclame des « sanctions exemplaires » tout en soulignant un « problème de mal gouvernance ».

Noufou KINDO

Burkina 24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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