100 jours de Roch Kaboré: Le bilan sur l’environnement n’est pas au vert

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Le Cadre d’action des juristes de l’environnement  du Burkina Faso (CAJE/BF) a animé, ce samedi 23 avril 2016 à Ouagadougou,  une conférence de presse sur les 100 jours de gestion du pouvoir  par le président Roch Kaboré. Sur le plan environnemental, il a estimé que l’action du gouvernement est largement en deçà des attentes.

Après les 100 premiers jours du président  Roch Kaboré à Kossyam, le CAJE/BF dit constater que « contrairement  aux autres secteurs notamment sociaux, l’environnement ne semble pas une priorité  du gouvernement ».

Et pour preuve, « sur plusieurs actes de destruction des ressources de la faune et de la flore, il est resté muet  ou a réagi de façon timide», a noté  Nafissatou Stella Zeba, membre de l’association.

A titre d’exemple, elle a cité l’orpaillage développé à quelques kilomètres du site du parc W qui  viole pourtant les articles 90 et 97 du code forestier.

 Il en est de même, ajoute-t-elle, de la loi interdisant l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables dont l’application n’est toujours pas effective sur le terrain.

Par ailleurs, poursuit-elle, « l’activité normative du ministère en charge de l’environnement s’est inscrite dans la continuité, qui n’offre pourtant pas davantage de garanties de protection et de promotion de l’environnement ».

Toutefois, a relevé Sosthène Sandwidi dans sa communication, « si pour le gouvernement les questions de santé et d’éducation sont une priorité,  cela l’est encore moins pour l’environnement ».

Dans la même veine, renchérit Gilles Sawadogo, « ce n’est pas un choix pour le gouvernement mais un respect de la Constitution qui affirme dans son préambule que la protection de l’environnement est une nécessité absolue pour le Burkina Faso ».

Estimant donc que les droits de l’homme, la paix, la sécurité ainsi que le développement durable  ne sauraient être envisagés sans une protection et une promotion suffisante de l’environnement,  le CAJE/BF recommande au gouvernement et au président du Faso, « de placer l’environnement  au centre de la politique de développement, de lancer une dynamique cohérente pour la promotion de l’économie verte, de prendre les mesures juridiques et budgétaires  adéquates intégrant la prévention mais aussi les sanctions à l’atteinte de l’environnement, de signer et ratifier les accords de Paris sur les changements climatiques, d’intégrer les populations dans le processus de décision sur l’exploitation des ressources environnementales et d’ œuvrer à une pleine jouissance des populations à un environnement sain et des droits des peuples à disposer librement de leurs  richesses naturelles ».

Mamady Zango

Burkina 24

Rédaction B24

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