Burundi: La CPI annonce l’ouverture d’un examen préliminaire sur les violences 

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Fatou Bensouda a annoncé ce lundi 25 avril l’ouverture d’un examen préliminaire. Cet examen constitue une étape préalable à une enquête approfondie sur les violences commises au Burundi. Ce 25 avril 2016 marque un an jour pour jour le début de la crise politique et humanitaire dans ce pays de l’Afrique centrale. 

La Cour Pénale Internationale, après avoir examiné des rapports “faisant état de meurtres, d’emprisonnements, d’actes de torture, de viols et autres formes de violence sexuelle… a décidé d’entamer un examen préliminaire en ce qui concerne la situation qui prévaut au Burundi depuis avril 2015” .

La Procureure Fatou Bensouda justifie cette décision d’ouvrir cet examen préliminaire en ces termes : « Depuis avril 2015, j’ai exhorté, à plusieurs reprises, toutes les parties impliquées à ne pas céder à la violence. Je les ai prévenues que les personnes qui commettraient des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale pourraient être tenues responsables à titre individuel ».

Le Burundi fait partie des 124 pays signataires  du traité de Rome. Cet état de fait donne par conséquent la latitude à la CPI d’investiguer sur des prétendus crimes contre l’humanité et de crimes de guerre dans ce pays.

Dans cette initiative, Fatou Bensouda a la bénédiction d’un collectif d’une soixantaine de familles de victimes d’exécutions extrajudiciaires présumées qui, depuis quelques semaines, exigent des Nations Unies et de la CPI que  “les auteurs de ces crimes imprescriptibles contre l’humanité (soient traduits) devant les tribunaux”.

Selon les chiffres produits par l’ONU, environ 500 personnes ont été tuées et 270 000 personnes poussées à l’exil depuis le début de la crise au Burundi en avril 2015.  L’organisation onusienne a également répertorié près de 400 cas de torture depuis le début de l’année 2016.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24                                                                                     

Source: Jeune Afrique

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