Shanny Bess: “Je veux donner de la joie à travers ma musique”

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Shanny Bess. A l’état civil, elle porte le nom de Bambara Fabienne Stéphanie. Née à Dakar au Sénégal, elle y a également grandi et fait une grande partie de son cursus scolaire avec une spécialisation en communication et publicité d’entreprise. Dans cette interview avec Burkina24, nous redécouvrons l’artiste pour le grand bonheur de ses fans.

Burkina24 (B24): La musique et Shanny Bess. Racontez-nous comment l’histoire d’amour a commencé…

Shanny Bess (S.B): La musique m’a consolée depuis toute petite de ma solitude. Mon père  écoutait beaucoup la musique. C’est ce qui m’a amenée à chanter. Ainsi elle a grandi avec moi, m’a apporté  de la joie, mais aussi de  l’amour. Elle a fait partie de chaque instant de ma vie et avec le temps je suis donc tombée amoureuse d’elle. Voilà notre histoire.

B24: Vous avez été certainement inspirée par des modèles dans la musique. Citez-nous en quelques-uns et en quoi est-ce qu’ils vous ont impactée dans la voie que vous avez choisie ?

S.B.: La compagnie créole, Whitney Houston et Céline Dion qui parlaient beaucoup d’amour et naturellement c’est un sujet qui me parle toujours  lourdement. C’est la raison pour laquelle mes thèmes de textes sont le plus souvent portés sur l’amour mais aussi mon genre musical qui est assez émotionnel ( saoul RnB zouk). J’aime aussi la générosité et le partage que Sami Rama transmet à travers ses chansons.

B24: Quelles sont vos sources d’inspiration et le style musical dans lequel vous vous sentez le mieux ?

Shanny Bess: Mes sources d’inspirations sont le fait de donner de  la joie, de l’amour à ceux qui se sentent seuls, mal ou tristes, de partager mon vécu afin le public. Partager aussi le quotidien autour de moi, les réalités de la vie afin de sensibiliser quand il faut sans oublier de s’amuser et de danser pour oublier nos soucis.

B24: S’il vous était demandé de faire un bilan à mi-parcours de votre carrière, que diriez-vous ?

Shanny Bess: Je dirais que mes premières productions ont été beaucoup appréciées par le public burkinabè,  notamment le titre  « on se connait » qui a été choisi comme chanson imposée à l’édition Faso Académie 2015 et la présence d’artiste comme Awadi sur un titre comme« Djawala » qui a su toucher toutes les femmes par son thème relatant l’indifférence des hommes lorsqu’ils sont face à un match de foot et l’agacement que cela suscite en nous. Juste histoire de les taquiner un peu !

B24: Quel ont été vos meilleurs mais aussi vos pires souvenirs d’artiste chanteuse ?

S.B.: Mon meilleur souvenir est la réussite de mon show case du 14 février 2016 dans un établissement de la place, qui a été organisé en 5 jours et ce malgré la psychose de la sécurité car le couvre-feu avait été levé à peine le 25 janvier 2016. Ce fut un réel plaisir de voir que nous manquions de place pour les retardataires. Mon pire souvenir reste ma difficulté à vendre mes authentiques CD au profit des faux.

B24: Parlons maintenant de la piraterie des œuvres musicales. Quelle est votre lecture de ce phénomène et ses conséquences sur la production des artistes chanteurs du Burkina Faso en général ?

S.B.: Je dirais qu’en général, nous avons beaucoup de fausses œuvres. Je demande au mélomanes de prendre le temps et le soin de distinguer les originaux des faux qui inondent le marché. Cet état de fait paralyse nos ventes.

B24: Qu’attendez-vous du nouveau ministre de la culture sur cette question ?

S.B.: Du nouveau ministre j’attends beaucoup d’écoute et d’actes concrets pour régler ce problème de piraterie que nous vivons  mais aussi beaucoup plus de reconnaissance au travail de chacun en valorisant plus le les artistes burkinabè.

B24: A quoi se résument votre actualité et les projets que vous nourrissez ?

S.B.: Je poursuis un projet musical très coloré de saoul RnB zouk et même du reggae. Mais je commence par mon prochain single qui sortira le 12 avril 2016 à Ouagadougou et sur Paris également. Intitulé « je vis d’espoir », une chanson lourde de sens et pleine d’émotion, Produite par CAPTAIN PYTCH et ADJ RECORDS.

Elle est un hommage à ma mère en passant par la grandeur de mon père et raconte comment j’ai cultivé la conviction de réussir en moi malgré les claques de ma vie juste en ayant de l’espoir parce j’ai peut-être perdu une mère mais j’ai la chance d’avoir un père formidable.

J’espère que les gens apprendront à voir plutôt le bon côté de leur histoire pour avancer et se battre pour l’écrire comme il la souhaiterait tout comme moi je suis en train d’écrire la mienne. Car je tente depuis 10 ans à travers mes œuvres musicales de voir mon rêve se réaliser, et je suis toujours sur le bon chemin et je sais que je vais y arriver.

B24: Votre dernier mot à l’endroit de vos fans?

S.B.: Merci pour tout le soutien de près et de loin que tous mes fans m’apportent.  Je remercie aussi mon père et ma famille pour le soutien inconditionnel qui n’a pas de prix pour moi. Mais surtout que mes fans sachent qu’ils sont ma plus belle victoire dans ce combat musicale que je mène. Je les aime beaucoup et j’ai encore beaucoup de choses à partager avec eux. Merci à vous Burkina 24 pour l’intérêt et bisou à tous mes fans.

Interview réalisée par Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

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