Ouganda: Un incident se produit à l’investiture de Yoweri Museveni

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Ce jeudi 12 mai, Yoweri Museveni, réélu à la dernière présidentielle en Ouaganda pour cinq (5) autres années, a prêté serment lors d’une investiture à laquelle ont participé de nombreux chefs d’Etat dont le président soudanais, Omar el-Béchir. La délégation américaine a quitté la cérémonie d’investiture. Les raisons.

Dans son allocution, Yoweri Museveni a été très virulent contre la CPI et les Occidentaux, les qualifiant d’ « une bande d’inutiles » et des « pays fiers et arrogants ». Les faits se rattachent à sa cérémonie d’investiture pour 5 ans à la tête  de l’Ouganda. La cérémonie s’est tenue en présence d’un parterre de chefs d’Etat: Idriss Déby, IBK, Zuma, Mugabe, Magufuli, Kenyatta et le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la CPI notamment pour crimes contre l’humanité.

« Nous avons perdu tout intérêt pour la CPI. La CPI n’est plus notre affaire. C’est un corps inutile. Initialement nous avons supporté la CPI en pensant qu’ils étaient sérieux, mais ce n’est qu’une poignée de personnes inutiles», a indiqué le chef d’Etat ougandais à l’encontre de la CPI.

Garantissant un retour certain du Président Omar el-Béchir dans son pays, le porte-parole du gouvernement ougandais, Owfono Opondo a expliqué que « le président Béchir est le président légitime de la République du Soudan. Donc, nous ne voyons aucune raison pour qu’il ne soit pas invité. Un engagement constructif avec monsieur Béchir représente une meilleure voie plutôt que de l’isoler. La CPI initialement a été créée pour de bonnes raisons, mais malheureusement il y a eu des abus. De plus, l’Union africaine a pris la décision de ne pas coopérer avec la Cour pénale internationale parce qu’elle est superficielle, vindicative et, pour utiliser les mots du président, inutile

Autre fait marquant, la police ougandaise a indiqué, la veille de cette investiture que Kizza Besigye, le chef de l’opposition, avait été arrêté une nouvelle fois à Kampala. Il s’apprêterait à prêter, parallèlement, serment à la tête de ce pays tenu d’une main de fer par  Yoweri Museveni depuis 1986.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source: RFI & Jeune Afrique

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