Laurent Bado “giflé” : La version du député

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La nouvelle secoue les réseaux sociaux. “Le Pr Laurent Bado giflé par un usager de la route”. Les faits se sont passés le 15 mai 2016 à Gounghin à Ouagadougou. Une altercation a éclaté entre le député du Parti pour la renaissance nationale (PAREN) et enseignant de droit à l’Université Joseph Ki-Zerbo avec deux jeunes usagers de la route. Le fondateur du PAREN aurait reçu une claque dans la foulée. Joint au téléphone ce 16 mai 2016, Laurent Bado a donné sa version dont voici l’intégralité.

« J’allais à la messe à Gounghin, le soir. Je me suis dit, je dois faire attention. C’est la Pentecôte. Il y a des baptêmes, des communions, etc. Les gens doivent donc être saouls. Quand j’ai abordé le carrefour Ouaga-Bobo, il y avait un feu rouge. Il faut s’arrêter évidemment, comme tout le monde. Deux hommes sont venus à moto se faufiler entre nous. Ils sont passés à côté de moi et ils ont continué.

Dès qu’ils m’ont dépassé, moi-même j’ai dit vraiment, est-ce que Roch et son Premier ministre vont comprendre que le vrai premier mal au Burkina, c’est l’incivisme ? C’est quand ils ont tourné au feu, le feu n’était pas vert, que  quelque chose est tombé.

Moi j’ai cru que c’était un paquet de cigarettes ou bien un lotus. Quand mon portable tombe à terre, ça se disloque en trois parties. Or, leur portable est tombé sans bruit et il ne s’est pas disloqué. Pour moi, ce n’était donc pas un truc important.

Quand j’ai commencé à aller, voilà le jeune qui était derrière la moto qui me tend une main de gendarme. Je me suis dit lui, il fait le gendarme pour quoi ? Je n’ai rien compris. J’ai continué ma route.

J’ai quitté chez moi à 18h24, or la messe était à 18h30. Lorsque j’ai tourné, je les voyais en train de parler mal, de s’agiter. Je dis « Laurent, ça doit être des gens qui ont bu ou encore les pauvres types qui prennent la drogue ».


Les faits, selon un témoin

Burkina24


Quand j’ai contourné pour entrer à l’église de Gounghin, ils ont tourné aussi à  ce niveau. Vous voyez que c’est de la provocation. Ils me traitent de « vieux con ». Vous croyez que j’ai accepté ça ? C’est ça l’éducation ? Un des jeunes est parti vers un automobiliste  et lui a parlé mal aussi. J’ai dit « vous allez respecter le vieux. Comment vous vous permettez de parler à un vieux comme ça ? ». J’ai eu peur qu’il fasse du mal à cet automobiliste.

Je suis parti saisir son col arrière. Physiquement, je suis plus fort que ce garçon évidemment. Je l’ai tiré de force et il m’a suivi comme un mouton. J’ai même formé un poing. Mais comme il n’a pas résisté, j’ai dit que ce n’est pas grave. Je l’ai laissé et je retournai vers ma voiture, puisque la messe avait commencé. A mon grand étonnement, je me suis retrouvé assis sur le fauteuil du véhicule, parce que ma portière n’était pas fermée.

On m’a cogné, je ne sais pas comment, ou bien on m’a poussé, et c’est le truc de ma voiture qui est rentré dans mon œil. Depuis hier le sang a coulé, et c’est vers 8h30 qu’on vient d’arrêter le sang en faisant une suture ou une couture, je ne sais plus. Voilà, c’est tout ! »

Propos recueillis par Abdou ZOURE

Burkina24

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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