Troubles dans des bureaux de vote: « Les états-majors des partis politiques peuvent faire cesser le trouble » (Barthélémy Kéré, président de la CENI)

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Me Barthélémy Kéré, le Président de la CENI a animé une conférence de presse dans la mi-journée du dimanche 22 mai 2016 sur le déroulement du scrutin sur l’ensemble du territoire. Il a fait cas d’incidents relevés dans certaines localités, notamment l’empêchement par des populations qui s’opposent au déploiement du matériel électoral. C’est dépité que le président de la CENI interpelle les responsables des partis politiques quant à leur rôle pour une bonne administration du scrutin.  

« Des difficultés ont été constatées notamment à Dapelgo dans la province de l’Oubritenga où les populations empêchent le déploiement du matériel et le vote des électeurs. Sur 42 bureaux de vote en service dans la commune, 11 bureaux seraient non fonctionnels » , a déclaré Me Barthélemy Kéré, Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Mais, précise-t-il, les forces de l’ordre s’évertuent à rétablir l’ordre sans pour autant disperser les citoyens venus accomplir leur devoir civique. Selon Me Kéré, on peut faire la sécurité « tout azimut » en mettant du gaz lacrymogène partout. Une tactique qui fera partir les manifestants et les électeurs avec pour conséquence, aucun résultat de l’élection. Ce qui n’est pas le souhait de la commission.

« Notre souhait, a dit Me Kéré, c’est que l’élection puisse se dérouler dans des conditions apaisées ». Et « la sécurité est là pour prêter main forte. Elle ne peut pas tout faire », a-t-il déclaré. D’où cet appel lancé à l’endroit des responsables des partis politiques dont les militants et sympathisants causent le trouble.

Troubles dans des bureaux de vote

Le cri de cœur de Me Kéré, président de la CENI

Selon lui, ce qui se passe sur le terrain relève d’un certain nombre de comportements politiques. Des comportements politiques qui répondent bien entendu à des instructions de nature politique. « Je suis convaincu que les états-majors des partis politiques qui sont responsables de ces situations peuvent faire cesser le trouble », a affirmé le Président qui la CENI qui leur demande « incessamment » de le faire.

« Là où nous sommes en train d’aller, les gens pensent que ce sont les victimes de leurs agissements qui vont en pâtir. Si rien n’est fait, c’est l’ensemble du peuple burkinabè qui va payer s’il y a un déficit démocratique qui s’installe », a dit le Président de la commission électorale.

En ce qui concerne les trois localités que sont Zogoré, Bouroum-Bouroum et Béguédo (où le scrutin n’a pas lieu) et des autres localités qui reproduisent les mêmes actions, c’est dépité que le président de la CENI  leur adresse ce message en attendant une éventuelle adoption d’un calendrier par le gouvernement pour l’organisation des élections municipales partielles.

« Quand après, les autres verront que  dans les autres communes, ça fonctionne normalement, qu’il y a des projets de développement qui sont initiés, menés à terme et que ailleurs, ça se développe, que par leurs comportements, leur village va en arrière, leur commune va en arrière, c’est eux qui vont appeler à ce qu’on fasse des élections partielles. On a beau expliquer les gens, c’est le développement à la base qui est en train d’être recherché par les communales. S’ils ne comprennent, nous on prend acte ».

Oui KOETA                              

Burkina24

Oui Koeta

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