Incivisme : « Attention ! C’est quelque chose qui est très contagieux » (Me Kéré)

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Des « électeurs ont été injustement privés de leur droit de vote » dans trois communes du pays. Une situation que déplore Me Barthélémy le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il  indexe aussi l’attitude désinvolte de certains responsables de partis politiques, qui sont restés indifférents face aux incidents qui ont contribué à l’annulation du scrutin dans ces trois communes.

« Ce qui s’est passé, c’est dans quelques localités. On peut dire, c’est marginal. Mais la signification de ce que nous vivons, c’est l’incivisme. Attention, c’est quelque chose, qui est très contagieux », prévient Me Kéré, président de la CENI.

Selon lui, tout ce qui est arrivé, est à classer dans le compte de l’incivisme grandissant dans le pays. Le président de la CENI déplore davantage que des responsables soient à l’origine de certaines échauffourées. Toute chose, dit-il, qui a offert aux électeurs un spectacle parfois désolant.

« Si vous entendez des partis politiques, face à une situation où un parti politique quel qu’il soit a été empêché de prendre part à un scrutin démocratique, quand j’entends des partis politiques dire que, cela ne les regarde pas, moi, ça m’inquiète », affirme Me Kéré.


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Il se réjouit néanmoins que la situation n’a pas été généralisée, permettant ainsi aux votants d’exercer leur devoir civique en toute quiétude.  « La principale chose, dit-il, c’est que les élections se sont bien déroulées dans la plupart des localités » avec un taux de participation avoisinant les 74% comme cela a été le cas au Sahel dans le nord du pays. Ce taux de participation s’explique, selon le Président de la CENI, par l’absence du spectacle désolant vu ailleurs.

A noter qu’en plus des trois communes (Zogoré, Béguédo et Bouroum-Bouroum), le vote n’a pu se tenir dans d’autres localités suite à des conflits. Ce sont les villages de Tioussa dans la commune de Bokin, Badara Sambla dans la commune de Karangasso-Sambla et dans onze (11) dans la commune de Dapélogo. Mais selon la CENI,  les résultats d’ensemble de la commune ont été compilés et traités.

Terminant sur une note d’espoir, Me Kéré a dit attendre que la classe politique, la société civile et le gouvernement jouent le rôle qui est le leur pour que « ce genre d’abandon, de renonciation à la chose politique puisse rapidement être arrêté »  et afin que se crée le sursaut démocratique pour un ancrage de la démocratie et de l’Etat de droit dans le Burkina Faso post-insurrectionnel.

Oui KOETA                                                   

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