Les « Nuits djongo » se déploient à Pô

676 0

L’association « Duui Sono » , une organisation des fils et filles de Pô dans la province du Nahouri, dans le cadre de ses activités, a tenu une conférence presse ce mardi 24 mai 2016 à Ouagadougou pour dévoiler son plan d’action. Il s’agit en général de promouvoir la culture « Gurunsi ». Une première  action est l’organisation des « nuits djongo » le 28 mai 2016 qui sera suivie d’un festival de danse et de musique.

Les « nuits djongo”  à Pô est un concept de spectacle qui met en exergue la diversité culturelle et artistique de la province. Il s’agit d’offrir un cadre d’expression au moins une fois dans le mois aux troupes traditionnelles qui sont menacées de disparition faute de promotion.

La cérémonie de lancement de la première édition a lieu le 28 mai à Pô , chef-lieu de la province du Nahouri.

« Les nuits djongo » à Pô, rappelle le coordonnateur Bilgo Aly Akiwan, sont inspirées des Nuits djongo connues des Ouagalais et organisées par l’artiste Bil Aka Kora.

« Nous avons voulu ce bel exemple au niveau de Pô. Le concept c’est d’offrir une fois par mois, sauf pendant l’hivernage, les mois d’août, septembre et octobre une scène à des artistes confirmés, des vedettes et des troupes traditionnelles», explique toujours Bilgo Aly Akiwan.

« Les trois mois de pause vont nous permettre d’organiser un grand festival de danse et de musique en novembre prochain », poursuit-il.

Au programme, les archers de Pô, les chansonniers de Adongo, le Djongo club et Daisy Franck. Des troupes djongo du pays voisin, notamment le « Navrongo » du Ghana et les autres cultures vivant dans la région, sont associés à l’évènement, sans oublier leurs « esclaves » Bissa.

Le manque de cadre d’expression, la disparition progressive des troupes traditionnelles et le manque de transmission de la culture à la jeune génération ont amené, selon les dires du coordonnateur, l’association « Duui Sono » à élaborer un plan d’action.

Outre les nuits djongo et le festival de danse et musique,  il s’agit, entre autres, de l’élaboration de stratégies pour la protection et l’enrichissement des valeurs culturelles Kasséna, la définition de mécanismes  de transmission culturelle et le renforcement des capacités techniques et matérielles des troupes traditionnelles.

Revelyn SOME

Burkina 24



Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *