Municipales 2016 : Ce que des hommes politiques pensent du faible taux de participation

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La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a procédé à la proclamation des résultats provisoires des élections municipales dans la soirée du mercredi 25 mai 2016. Sur 5 522 979 inscrits, 2 631 799 se sont exprimés dans les urnes avec un taux de participation de 47,65% dans les 365 communes où le vote a pu avoir lieu (ce taux était de 75% aux élections municipales de 2012. Les élections couplées de 2015 ont enregistré au moins 60%). Ce qui représente un taux d’abstention d’environ 52 %. Quelques représentants de partis politiques donnent leur appréciation sur le “faible” taux de participation et la marche à suivre pour un Burkina Faso plus démocratique.  


Dipama Joseph du MPP, section Saaba juge les résultats « satisfaisants »

Dipama Joseph du MPP
Dipama Joseph du MPP

On s’accorde pour dire qu’au niveau national, le taux de participation a été moindre. Mais on reconnait que ceux qui se sont exprimés, sont restés dans le cap des présidentielle et législatives. Il n’y a pas tellement de changement. Si vous remarquez, ce sont les partis qui ont mérité aux présidentielle et législatives sont encore venus au premier rang. Donc, nous pensons qu’il n’y a pas tellement de changement.


Sana Hamado, responsable à la communication du PDS/Metba

Dans l’ensemble, on peut apprécier positivement, quand bien même ça soit en deçà de 50%. Comme le président de la CENI l’a dit, il y a des endroits où la participation est plus de 70%. Donc les élections communales n’étant pas celles législatives et présidentielle, il est évident que les enjeux ne sont pas les mêmes. A ce niveau, on peut relativiser.

Nous avons eu 282 sièges, ce que – si je ne me trompe pas –  nous place en septième position du point de vue des résultats. On se satisfait de notre score. C’est un score  qui nous honore.


Dera Amado Tidiani, secrétaire national chargé des affaires institutionnelles de la NAFA

Le taux de participation est faible. A 47%, on peut dire qu’il est faible, mais un peu satisfaisant vu le contexte dans lequel le pays se trouve. Nous sommes représentés dans 96 communes. On se retrouve avec 453 sièges. Nous arrivons en cinquième position.

C’est une note de satisfaction vu que, la Nouvelle alliance du Faso a rencontré beaucoup de péripéties dans son parcours. A 14 mois de naissance, si nous arrivons à nous retrouver à 453, c’est une note de satisfaction totale. Cela nous appelle une fois de plus à travailler pour l’implantation du parti dans tout l’intérieur du pays.


Jean Hubert Bazié du parti Espoir

Jean Hubert Bazié de l'Espoir
Jean Hubert Bazié de l’Espoir

L’essentiel pour nous, c’est la paix dans laquelle ces élections se sont déroulées. Autour de nous en Afrique, les misères des peuples pour cause de guerre, d’affrontements fratricides, nous avons un trésor inestimable au Burkina, qui est la paix. Il appartient au peuple burkinabè de continuer d’approfondir sa démocratie, sa citoyenneté, d’être responsable et d’amener nos responsables politiques à respecter la volonté populaire.


Bruno Nabaloum, de l’Union des révolutionnaires du Faso

Les résultats, ils ont maigres. En tant que révolutionnaires, quand on est satisfait, on dit qu’on est satisfait. Quand on n’est pas satisfait, on dit qu’on n’est pas satisfait. Nous savons que nous sommes invités à travailler davantage pour que prochainement, nous soyons satisfaits.

 Il faut continuer le travail d’éducation des masses. Il n’y a pas autre chose que ce travail de conscientisation. C’est un début. Nous savons que nous avons du chemin devant nous. Et nous ferme espoir que nous parviendrons, parce que le Burkina Faso appartient à nous tous. Nous venons de sortir de la transition et cela nous réconforte.

Propos recueillis par Oui KOETA et Ismaël NABOLE

Burkina24  

Oui Koeta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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