4e édition du Festival « Pulaaku » : les conflits éleveurs et agriculteurs au cœur des échanges

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« Quelles stratégies pour un renforcement  de l’intégration communautaire dans un Burkina nouveau » est le thème de la 4e édition du festival « culturel  pulaaku » qui s’est déroulé du 27 au 28 mai 2016 à Ouagadougou. Des échanges autour du thème, une exposition-vente de produits et un concert étaient au programme.

Contribuer à la valorisation de la culture burkinabè et particulièrement  la culture peul est l’objectif principal que se fixe Espoir production en organisant le festival « nuit culturelle pulaaku ».

Et qui parle de la communauté peul, rappelle les conflits fréquents entre ce groupe ethnique, en majorité composée d’éleveurs, et les agriculteurs au Burkina. D’où le choix du thème « Quelles stratégies pour un renforcement  de l’intégration communautaire dans un Burkina nouveau », justifie le promoteur, Bouraima Barry.

Ce thème est un prétexte selon lui  pour trouver un cadre d’échange entre communautés.

« Il faut faire comprendre qu’il y a un dynamisme d’évolution  et qu’il y a certaines pratiques qu’il faut réorienter. Il faut qu’ensemble, on trouve une solution (…). Il faut trouver un autre système d’élevage

Il faut tout d’abord aussi sensibiliser, dit-il, « c’est pour dire aussi à cette communauté que nous sommes dans un monde qui évolue où avoir des terres vastes pour des animaux de 1000 têtes,  c’est très difficile. La solution, c’est d’adopter un autre système d’élevage ».

A l’endroit des autorités politiques, il plaide pour que le volet élevage soit pris en compte dans les  politiques pour l’aménagement du territoire.

« Il faut peut-être dégager des pistes d’élevage pour délimiter les champs d’action des uns et des autres. Cela peut limiter des conflits entre éleveurs et agriculteurs », dit-il.

Cela dans l’intérêt du peuple car pour lui, quoi qu’on dise l’élevage et l’agriculture sont une complémentarité. L’une profite de l’autre et c’est ce qui constitue l’essor de l’économie.  Il faut donc faire en sorte que ceux qui pratiquent ces deux volets d’activités puissent cohabiter.

Si la communauté peul ne s’est pas mobilisée pour la conférence et l’exposition-vente, elle ne s’est pas par contre faite prier pour le concert  le 28 mai 2016. Malheureusement, la fête a été interrompue par une forte pluie dès la première prestation.

Revelyn SOME

Burkina 24

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