41ème Assemblée générale du SPONG : 41 ans de « synergie pour influencer les politiques publiques de développement »

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Le Secrétariat permanent des organisations non-gouvernementales (SPONG), composé de 160 ONG et associations de développement, a procédé à la présentation et à l’adoption de ses rapports d’activités et financiers 2015 et des projets 2016 ainsi qu’au renouvellement des membres de son Conseil d’administration et à l’examen des nouvelles adhésions. Tout s’est déroulé dans le cadre de la 41 ème assemblée générale ordinaire ce mardi 31 mai 2016 au siège du collectif.

Les prévisions d’investissements physiques et financiers au titre des années 2015-2016 du SPONG se chiffrent à 74 546 822 032 FCFA et 30 957 537 221 FCFA. Des montants, qui font dire à Pauline Zouré, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’économie, des finances et du développement chargée de l’aménagement du territoire, que « les ONG/AD restent des partenaires incontournables du développement au Burkina Faso ».

Et la contribution des organisations non gouvernementales est plutôt la bienvenue au regard du contexte. « Les pays sont dans une situation où la population est très demandeuse de changement,  de mieux-être social, de démocratie », note Yongo Nignan, président sortant du Conseil d’administration du SPONG.

Une demande qui ne passe pas  inaperçue aux yeux de Juliette Compaoré, présidente entrante du conseil d’administration. « Nous voyons l’ampleur de la tâche », dit-elle. Elle dit s’engager à poursuivre les chantiers pour contribuer à faire du développement une réalité.

Juliette Compaoré (milieu), PCA entrante du SPONG.
Juliette Compaoré (milieu), PCA entrante du SPONG

Selon Yongo Nignan, cette demande exige des autorités les conditions « minimales » permettant à tous de pouvoir vivre dans leur territoire. De l’avis du PCA sortant, c’est l’un des défis majeurs que les organisations de la société civile, les ONG doivent  intégrer dans leur plan d’action de façon à contribuer à leur manière pour que le mieux-être soit suffisamment partagé.

Un avis qui s’inscrit dans le même alignement que la vision du collectif d’associations : « Une société civile burkinabè forte et dynamique, travaillant en synergie pour influencer les politiques publiques  de développement en vue d’une société juste, équitable et démocratique ».

Pauline Zouré est venue représenter la ministre de l’économie, des finances et du développement. Elle a dit ne pas douter de l’importance des actions du SPONG à travers l’accompagnement au quotidien de l’action gouvernementale dans la quête d’un mieux-être pour les populations. Mais, elle les interpelle sur l’obligation de rendre compte à l’Etat de leur intervention pour permettre d’établir avec précision leurs contributions et d’assurer la visibilité.

Et pour cause, « sur les 357 ONG/AD répertoriées, seules 205 respectent l’obligation du dépôt des rapports et programmes d’activités » auprès de ses services. La secrétaire d’Etat souhaite une structuration des ONG/AD par secteurs d’interventions prioritaires. Question, dit-elle, de favoriser leur regroupement dans le cadre de dialogues sectoriels et d’améliorer la cohérence des actions.

C’est pourquoi, dit-elle, le ministère de l’économie, des finances et du développement accorde un intérêt particulier au partenariat  noué avec le SPONG, l’un des premiers collectifs d’ONG/AD au Burkina et interlocuteur privilégié du gouvernement. Collectif qui a d’ailleurs enregistré dans le cadre de l’assemblée générale, une vingtaine de nouveaux membres.

A l’occasion, la Banque Atlantique, dans le cadre de son soutien aux initiatives de développement, a remis officiellement un chèque de trois millions de F CFA pour soutenir la tenue de cette rencontre statutaire du collectif. En marge des travaux, des ONG ont animé une exposition pour présenter leurs projets et initiatives.

Oui Koueta

Burkina24


Cette assemblée générale a donné lieu à une exposition. Voici quelques clichés

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Burkina24 – ©Photos : Pélagie Nabolé



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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