Commission Constitutionnelle : La nomination d’un membre de la diaspora pose problème

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Ceci est une déclaration de Ben Gaston Sawadogo, délégué CSBE de New York. Il y déclare n’avoir pas été associé à la désignation du représentant de la diaspora au sein de la Commission constitutionnelle, chargée d’élaborer la nouvelle Constitution burkinabè.

Mandaté pour travailler à la désignation d’un représentant pour participer à la Commission Constitutionnelle par une correspondance du Charge d’Affaire de notre Ambassade à Washington, son Excellence Seydou Sinka, du 19 mai 2016, nous avons procédé à une large et publique diffusion de l’annonce.

Dans le délai imparti, bien que très court, nous avions pu recueillir trois candidatures dont celle de Mr Sibiri Nestor SAMNE, qui a requis notre choix pour la juridiction de New York. Ce choix a été salué avec intérêt et espoir par la communauté. Nous avons ensuite acheminé le dossier de notre représentant à Washington pour être confronté aux autres candidatures, dans l’attente d’être consultés (délégués CSBE du Canada, Washington et New York)  par le Chargé des Affaires et les autorités associées pour le choix définitif du représentant de l’Amérique du Nord.

A notre grande surprise, nous avons appris à l’issue du conseil de ministres du 01 juin 2016, que c’est un certain Sibiri Sawadogo, quelqu’un qui serait à cheval entre Washington, Ottawa et Ouagadougou, qui représente notre diaspora. Sans aucun procès d’intention à notre prétendu représentant que la communauté ne connait pas, nous informons notre vaillante communauté qu’en tant que délégué CSBE, nous n’avons pas été associé jusqu’au bout à ce choix.

Nous dénonçons le mystère et l’opacité qui ont entouré la désignation de ce Monsieur pour nous représenter. Le caractère sacré de la constitution recommandait que la démarche pour le choix de chaque représentant soit faite dans la transparence totale capable de présager d’une future constitution moins biaisée.

Nous recommandons que pour le respect de la diaspora, les autorités compétentes revoient leur copie si toutefois il ne s’agit pas d’une nomination qui ne dit pas son nom. Tout nous porte à croire que la chose s’est faite par affinité pour un dessein caché. Notre communauté ne se reconnait pas dans ce choix anti-démocratique.

L’espoir de la diaspora osait croire que « le plus rien ne sera comme avant » allait militer à l’élimination des anciens systèmes de douce dictature, mais le Chargé d’Affaire, Monsieur Sinka, qui n’est pas à sa première forfaiture vis-à-vis de notre communauté aux USA, vient de nous convaincre à travers cette politique, que le changement n’est pas pour demain.

Tout en saluant notre communauté de la diaspora et en lui rassurant de notre disponibilité toujours active, nous demandons à tous de se tenir prêt pour revendiquer le respect de notre droit à nous faire faire représenter par quelqu’un en qui la diaspora se reconnait.

Délégué CSBE

Ben Gaston SAWADOGO/ [email protected]

B24 Opinion

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