Incivisme routier : 995 engins à deux roues, 129 véhicules et 10 tricycles saisis en 9 jours à Ouaga

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Depuis le 31 mai 2016, la Police nationale et celle municipale du Centre ont initié une opération pour lutter contre l’incivisme routier dans le but de réprimer et de sensibiliser les usagers inciviques. Après un tour sur les différents carrefours de la ville, un point de l’opération a été fait à la Direction du service régional de la circulation et de la sécurité du Centre et celui-ci a été animé le jeudi9 juin 2016 par le Commissaire principal de police, Moussa Bangré Kaboré, chef de service de ladite direction.

  • « J’ai brûlé le feu. Si tu dis que tu n’as pas brûlé tu as menti et pourquoi ta moto est ici ? ça fait une semaine de cela ils ont récupéré ma moto, donc c’est aujourd’hui je viens pour récupérer ça.  J’ai appris la leçon parce que j’ai payé 6 000 F CFA », Igor Zoungrana.
  • « Pour moi c’était orange. C’était au feu devant l’ancienne Assemblée nationale. quand ma moto a été retirée, pour aller au boulot c’était difficile. Deux ou trois jour ça va. Mais une semaine, ce n’est pas facile. J’ai payé 6 000 F CFA. Ce que la police fait, c’est bien. Ça diminue les accidents et autres», Assane Tiendrébéogo.

Ces deux témoignages sont ceux de contrevenants qui ont vu leurs motos être saisies et ramenées à la Direction du service régional de la circulation et de la sécurité du Centre. Après une semaine, ils ont pu rentrer en possession de leurs engins. Comptés avec ceux de Assane Tiendrébéogo et Igor Zoungrana, ce sont au total 995 engins à deux roues qui ont été saisis.

Aussi, 129 véhicules et 10 tricycles ont été saisis. Au titre des documents, 123 permis de conduire et 81 cartes grises ont été retirés et ce du 31 mai au 8 juin 2016. Les principales infractions tournent autour du non-respect des feux tricolores, de l’absence ou de l’illisibilité des plaques d’immatriculations pour les véhicules et au niveau des engins à deux roues, c’est le non-respect des feux tricolores.


Des précisions sur les amendes

« Pour un non-respect des feux tricolores, la contravention est de 6 000 F CFA. Mais, si le contrevenant entrave le service (injures ou autres actes sur les agents, ndlr), s’il y a cumul d’infractions, c’est là l’amende peut aller jusqu’au double. Il en est de même pour les véhicules où pour le défaut de la plaque d’immatriculation, vous payez 25 000 F CFA.

Mais après contrôle, si on se rend compte que vous ne détenez pas de carte grise ou vous n’avez pas la visite technique, naturellement, on comptabilise toutes ces infractions et on vous les fait payer. C’est ce qui fait que les montants varient ».

Commissaire principal de police , Moussa Bangré Kaboré


La présence des cartes grises et permis de conduire sans les véhicules a une explication : « par exemple quelqu’un qui a embarqué un malade, ou le transport du véhicule pose problème, on retire juste la carte grise ou le permis pour permettre à la personne de revenir ici s’acquitter de la contravention », note Moussa Bangré Kaboré, Commissaire principal de police .

Depuis le début de cette opération, Moussa Bangré Kaboré dit avoir senti « une légère baisse » de l’incivisme routier. Pour preuve, révèle-t-il, le premier jour d’opération, ce sont 364 engins qui ont été saisis. Actuellement, la moisson va de 90 à 120 engins par jour, informe-t-il. Mais au-delà de cette baisse, l’opération a permis de récupérer deux motos volées dont une a été restituée à son propriétaire, une étudiante.

De ce qui est des négociations des contrevenants après infraction pour ne pas à payer l’amende, elles ne manquent pas. C’est l’exemple de ce jeune, au carrefour Pretrofa de Cissin, qui, après avoir commis l’infraction explique son empressement par le fait qu’il doit rejoindre son domicile pour prendre de l’argent et aller au chevet de sa maman hospitalisée. Jour de chance pour lui, l’agent est compréhensif.

Cette opération menée conjointement par la Police nationale et la Police municipale prend fin le 10 juin, mais informe le Commissaire principal de police, Moussa Bangré Kaboré, ses services vont toujours continuer leur travail habituel « avec la même ardeur ».

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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