Nouna : L’habillement extravagant des jeunes dénoncé

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Le mercredi 15 juin 2016 était célébrée la journée internationale de la famille. L’évènement a été marqué à Nouna à travers  diverses activités parmi lesquelles une conférence. Les participants en majorité des femmes ont saisi l’occasion pour échanger autour des problématique liées à la famille telles que l’éducation des enfants et les mariages précoces.

La  famille cellule de base de la société a sa part de responsabilité dans la montée de l’incivisme et la progression de la violence dans nos communautés.  C’est pourquoi le Haut-commissaire de la province de la Kossi Alfred Ouaré, dans son discours d’ouverture, a reconnu la nécessité d’instituer une telle journée.

Organisée par la direction régionale de la femme de la solidarité nationale et de la famille de la Boucle du Mouhoun,  la célébration de cette journée internationale de la famille à Nouna  était placée sous le thème : « Famille, une vie saine et durable sans mariage d’enfants ». Un thème qui a fait  l’objet d’une conférence.  Pour le conférencier Bakary Sosso, père, mère et enfants doivent communiquer afin de trouver des solutions aux problèmes inhérents à la vie de famille.

La plupart des participants ont évoqué l’éducation des enfants. Entre les jeunes filles qui se promènent à moitié nue et les garçons qui exposent les parties intimes de leur corps, la vieille Therese Dakio est choquée. Elle accuse la télévision et les lois en faveur des enfants qui ne favorisent pas l’émergence de l’éducation traditionnelle africaine. En effet, regrettent les panélistes, l’époque où l’on pouvait infliger une correction à l’enfant d’autrui est bien révolue.

Un conseil juridique et social permet aux gens d’exposer leur problème
Un conseil juridique et social permet aux gens d’exposer leur problème

La question des mariages précoces ou mariages d’enfants a également nourri les débats lors de ce panel. Là encore, c’est le modernisme qui est pointé du doigt. « Les jeunes filles à 12 ou 13 ans connaissent déjà une vie sexuelle. Or ce n’était pas le cas dans le passé. Nous sommes souvent obligés de donner nos enfants en mariage très tôt car elles risquent de tomber enceinte et si cela arrive, c’est une double charge pour nous qui devons s’occuper de la mère célibataire et de son enfant », a expliqué Mme Traoré Awa.

Selon le directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale et de la famille de la Kossi, Moustapha Ouattara,  les mariages d’enfants constituent un véritable problème dans la province. Au cours de l’année 2015, 14 cas ont été recensés, et à en croire M. Ouattara, ce chiffre n’est que la partie visible de l’iceberg.

La conférence a été suivie  d’un conseil juridique et sociale.  Occasion donnée à toute la population pour venir s’enquérir des informations sur le fonctionnement de la justice et de l’action sociale et d’exposer leur problème

Cérémonie collective de mariage et émissions radiophoniques constituent les autres axes de la célébration de la journée internationale de la famille dans la Kossi qui s’étend jusqu’au 20 juin.

Merveille Kapidgou

Correspondant de Burkina24 à Nouna



Rédaction B24

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