Commission constitutionnelle : L’opposition pour la réécriture du décret de création

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L’opposition politique commence à dévoiler les raisons pour lesquelles elle a mandaté son chef de file Zéphirin Diabré chez le Président du Faso, Roch Kaboré, le 24 juin 2016.  Dans un communiqué de presse faisant le compte rendu d’une réunion extraordinaire tenue le 28 juin 2016, les opposants font référence au texte fondateur de la Commission constitutionnelle.

L’opposition politique révèle qu’elle a “plusieurs préoccupations” concernant la Commission constitutionnelle qui  devra élaborer le projet de la nouvelle Constitution du Burkina. Notant que plusieurs de ces “préoccupations demeurent en l’état (…) malgré les assurances données” par Roch Kaboré le 24 juin 2016, Le communiqué de presse révèle d’abord que les opposants s’interrogent sur “l’urgence” de réécrire la Constitution à ce moment précis et dans le contexte national actuel.

La seconde préoccupation porte sur le décret fondateur de la Commission. Le Chef de file de l’opposition, dans la communiqué, apprend que c’est à l’issue de sa rencontre avec Roch Kaboré que les partis politiques de l’opposition ont pris connaissance du décret  portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Commission Constitutionnelle. Et le contenu de ce décret semble poser un problème aux opposants.

“Pour l’opposition politique, les dispositions de ce décret  posent de sérieux problèmes qui militent clairement en faveur de sa réécriture”, peut-on lire en effet dans le communiqué de presse. Ce texte ajoute aussitôt que “au regard de l’importance du sujet, l’’opposition politique fera de cette question un préalable au moment où s’installera la  commission”.

L’opposition pourrait-elle décider de ne pas participer aux travaux de cette commission ? A noter qu’elle y a 13 représentants sur près de 100 commissaires choisis. Pour rappel, la Commission constitutionnelle doit élaborer le projet de Loi fondamentale qui entériner de nombreuses réformes, dont le passage à une Ve République et la redéfinition de certaines institutions étatiques, dont la Présidence du Faso et le Parlement.

Burkina24



Rédaction B24

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