FDS et koglweogo : « Une parfaite symbiose entre efficacité et professionnalisme est possible ! »

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Dans cette tribune, ce citoyen burkinabè donne son avis sur une possible symbiose entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les  Koglweogo.

S’il est vrai et indiscutable que nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) font preuve de professionnalisme dans l’exercice de leur fonction, force est de reconnaître que les KWG ont fait preuve de leur efficacité et de leur utilité dans les localités où elles opèrent. Prenons le cas de la Région de l’Est.

  • Quand je constate, qu’aujourd’hui un brave fonctionnaire de Coala (Est) peut aller toucher son salaire à Fada, puis retourner sans être dépouillé en route ;
  • Quand je constate que, depuis quelques temps, un boutiquier de Piéla (Est) peut rentrer dormir chez lui avec sa recette du jour, sans être « indésirablement » visité ;
  • Quand je constate, qu’aujourd’hui, lorsqu’un braquage est opéré, dès le lendemain, les auteurs sont pris et le butin restitué,…

Alors, je me dis « voilà du concret dans la lutte contre le grand banditisme », et c’est justement ce dont ont besoin nos populations pour vivre. Loin de moi l’intention de fustiger les actions de nos FDS, qui font ce qu’elles peuvent avec les moyens qu’elles ont, parfois au prix de leur vie (paix aux leurs tombés), force est de constater, qu’au regard des ressources très limitées de notre pays, les brebis galeuses au sein des FDS (il y en a partout, en témoigne la présence du tribunal militaire et de la MACA) et de l’étendue du territoire avec ses enjeux sécuritaires (une grande partie inaccessible), il est objectivement impossible que les forces publiques, à elles-seules, puissent couvrir exhaustivement le pays, en dépit de leur bonne volonté. Et que doivent faire ces pauvres populations en cas d’un tel vide ?

Subir passivement la fureur des malfrats ? Alors je dis voilà du CONCRET dans la lutte contre le grand banditisme, et c’est ce dont nos populations ont besoin pour vivre ! Respect des lois, d’accord, mais quand une loi (trop laxiste) ne répond pas concrètement aux besoins réels et légitimes des populations (sécurité), elle devient illégitime, donc à revoir (les lois sont faites pour les hommes, et non l’inverse).
Comment encadrer le KWG pour une collaboration harmonieuse et efficace avec les FDS?

1. Reconnaissance légale en tant que organisation d’auto-défense (police de proximité)
2. Créer un poste de tutelle au sein du MATDSI (puis déconcentré), à confier à un Officier
3. Récensement et limitation de nombre de membres par comité. Limiter également la durée d’activité des membres à 3 ans max.
4. Récensement et enregistrement exhaustif du matériel des KWG (ce point a également l’avantage de donner aux autorités une idée et un contrôle sur les armes à feu qui circulent ds le pays)
5. Former les membres sur les droits humains
6. Former les membres sur les béabas des techniques de patrouille, d’interpellation et d’interrogatoire de suspect
7. Alouer un fonds minimum de roulement à chaque comité
8. Associer un ou des FDS aux opérations de terrains des KWG
9. Tenir localement des cadres de concertation et bilans périodiques et permanentes entre responsables FDS et KWG (1 fois par mois).
10. Tenir une assemblée générale  nationale (une fois par an).

Quoi qu’on dise, nul ne connaît mieux le contexte des localités, que les populations qui y vivent quotidiennement.  C’était juste une contribution (non exhaustive, encore moins parfaite) d’un profane citoyen qui ne souhaite que la stabilité dans son pays.

Que Dieu bénisse et protège le Burkina Faso et les BBurkinabè !

Mathieu SOUBEIGA

B24 Opinion

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