Biotechnologies: « Elles peuvent contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire » (Dr Oumar Traoré, chercheur à l’INERA)

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En parcourant le Burkina Faso de façon disparate, ces 9 associations se sont rendues compte qu’en se mettant ensemble, elles auront plus de poids pour promouvoir les biotechnologies. Elles sont alors décidé de former le Réseau africain sur les biotechnologies (Africa Biotech). Le lancement des activités du réseau a eu lieu le jeudi 30 juin 2016 dans la capitale burkinabè.

Le Réseau, explique son président Mahama Ilboudo, veut promouvoir les biotechnologies, qu’il dit savoir « importantes » pour le développement du Burkina dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.

« Tous ceux que nous avons rencontrés à l’époque (décembre 2015, ndlr)  étaient tous unanime que le BT a apporté un plus dans leur quotidien. Du point de vue rentabilité, ils gagnaient plus, du point vue de la pénibilité, ils travaillaient moins et ils pouvaient utiliser leur temps pour se consacrer à d’autres types de cultures », déclare-t-il. En lieu et place de rejeter les biotechnologies, estime Mahama Ilboudo, « il faut se tourner vers les scientifiques ».

Dr Oumar Traoré est le chef de département production végétale à l’Institut de l’environnement et de recherche agricole (INERA). « Les biotechnologies, admet-il, ne résolvent pas tous les problèmes, mais on sait qu’elles peuvent contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire ».

Et face aux changements climatiques et à la croissance démographique galopante, il importe selon lui d’agir au plus vite. « En 2050, prévient le chercheur, si on n’arrive pas à doubler le rendement à l’hectare, on va avoir des problèmes de famine ».

Mahama Ilboudo, président du réseau avec à sa gauche, le parrain Pr Guissou Pierre Innocent.
Mahama Ilboudo (à gauche), président du réseau et  le parrain Pr  Pierre Innocent Guissou

Le doute ne persiste pas chez Dr Traoré. Les biotechnologies, assure-t-il, peuvent jouer un rôle. Mais, « c’est toujours au cas par cas ». Ainsi, dit-il, face à un problème, il faut regarder si les biotechnologies peuvent apporter leur contribution et y aller quand c’est possible. Ce qui amène les scientifiques de l’INERA à « travailler en amont, identifier les problèmes du producteur avant que ça n’arrive, avoir un arsenal disponible et au besoin le déployer lorsque on en a besoin ».

Le Pr Guissou Pierre Innocent, pharmacien, a parrainé la cérémonie de lancement des activités  du réseau. Selon lui, la question de la nuisibilité peut être écartée si l’on arrive à répondre à la question « comment faire pour minimiser les risques pour que la technologie ne nuise à la santé aussi bien de l’homme que des végétaux ».

La mise en place du réseau représente pour lui une occasion d’organiser tout cet ensemble avec en prélude la protection des hommes tout en améliorant la productivité. « Un scientifique, affirme-t-il,  ne peut pas dire à priori, les OGM, je ne suis pas d’accord. On se pose toujours la question et on cherche à savoir le fond du problème et qu’est-ce qu’on peut faire comme proposition pour que le bénéfice soit plus grand que le risque ».

Oui KOETA                        

Burkina24

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