Tulinabo Mushingi : « Il n’y aura pas de lenga pour moi »

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La cour du jardin de l’ambassade des Etats-Unis au Burkina, la “Maison du peuple américain”, parée aux couleurs nationales, a accueilli de nombreux convives, ce 4 juillet  2016. C’était à l’occasion de la célébration du 240e anniversaire de l’indépendance du « Pays de l’oncle Sam ».

Chaque 4-juillet, souligne l’ambassadeur des USA au Burkina, Tulinabo Mushingi, les citoyens américains, quelles que soient leurs origines, réfléchissent à la signification de l’indépendance et à la force de leur Nation fondée en 1776 sur le principe : « un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

« Independence Day » rappelle également l’anniversaire du «Voting Rights Act » (loi américaine sur le droit de vote) qui a permis à toute la population noire de voter et celui de la loi relative aux Américains ayant des handicaps physiques.

En présence, entre autres, de plusieurs membres du gouvernement Thiéba, ambassadeurs (France, Cuba), personnalités politiques (Zéphirin Diabré, Me Gilbert Ouédraogo), « Sidpawalemdé », comme certains l’appellent affectueusement, lors de son allocution ce lundi 4 juillet 2016, a saisi l’occasion pour annoncer son départ : la fin de sa mission au Burkina.

« L’ambassade sera dotée d’un nouvel ambassadeur. L’année prochaine, je ne serai pas là pour prononcer le discours du 4-Juillet. Il n’y aura pas de “lenga” (bonus) pour moi… Mais le partenariat sera le même », a dit le diplomate américain, non pas sans une petite dose d’humour.

 

 

Tout en saluant le « parcours du Burkina » au nom de ses pairs et félicitant les partis politiques pour “leurs attitudes républicaines“, Tulinabo a aussi rappelé que le partenariat entre les USA et le Burkina Faso a été, est et restera une “coopération fructueuse et croissante“. Et cela dans plusieurs domaines tels que la sécurité, la santé, le développement économique, l’énergie et la bonne gouvernance.

A titre d’exemple, l’ambassadeur américain certifie que les Etats-Unis ont soutenu le renforcement  dans le domaine de la sécurité (à plus de 36 milliards de F CFA en équipements au cours des cinq dernières années). Les investissements dans la lutte contre le paludisme s’élèvent également à plus de 7 milliards de F CFA.

« La jeunesse est la ressource la plus renouvelable du Burkina Faso. Il faudrait donc en profiter”, lance Mushingi qui n’a pas caché sa “fierté” et sa “satisfaction” d’avoir travaillé au “Pays des Hommes intègres ».

A peine, la fin de la mission au Burkina de Tulinabo Mushingi annoncée, des activistes burkinabè ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux, notamment Twitter : #Mushingi4OneMoreYear (Mushingi pour un an de plus).

On a voulu juste lui souhaiter chaleureusement aurevoir. C’est en fait une manière symbolique d’exprimer notre satisfaction quant au soutien immense que ce monsieur et son peuple ont apporté au Burkina, notamment pendant les moments des plus durs de l’histoire de notre pays“, confie l’un d’entre eux à Burkina 24. Selon cette source qui a réquis l’anonymat, “il ne s’agit en rien d’une façon de demander proprement dit un bonus“.


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Noufou KINDO

Burkina 24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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