Burkina : Les musulmans célèbrent l’Aïd El Fitr sous le signe de la cohésion sociale

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La communauté musulmane burkinabè a célébré ce mercredi 6 juillet 2016 la fin du mois de Ramadan. Ensemble comme un seul homme, les fidèles croyants ont prié à la Place de la Révolution à Ouagadougou dans la matinée pour un Burkina dans « un monde plus beau » et « digne de Dieu » où les petits, les pauvres, les chômeurs et les malades sont pris en compte et aidés. Pays de concorde où chrétiens et musulmans n’ont que leur foi en le même Dieu comme guide, le cardinal Philippe Ouédraogo n’a pas manqué d’aller témoigner à la communauté son soutien à l’issue de ces journées entières de communion avec le Créateur.

Ramadan 2016 au Burkina

Une célébration sous le signe de la cohésion sociale

La prière a été dirigée par l’imam Aboubacar Sana. Dans son prêche, il a invité tous les fidèles à invoquer Allah pour que règne davantage la paix sur le Burkina Faso, car dit-il, « nous en avons besoin ». Il a également lancé une invite à tous. Celle de toujours avoir en ligne de mire l’instauration de la cohésion sociale à travers le pays tout entier afin que « que chacun puisse contribuer à ce que cette cohésion soit une réalité au Burkina ».

Toujours présente lors des grands moments d’adoration d’Allah et de célébration de la communauté musulmane, la communauté chrétienne n’a pas rompu la chaîne. Ce matin encore, elle était au côté de celle musulmane, représentée par le Cardinal Philippe Ouédraogo. Seul compte pour lui, la foi de tous en l’unique Dieu que tous invoquent conformément à leur religion.

Le cardinal Philipe Ouédraogo et le Mogho Naba Baongho à l'issue de la prière. © Burkina24
Le cardinal Philippe Ouédraogo et le Mogho Naba Baongho à l’issue de la prière © Burkina24

 « C’est Dieu seul qui est le modèle. Le modèle unique, c’est Dieu. Mais, nous pouvons nous entraider », a réaffirmé le cardinal Philippe Ouédraogo. Et le Burkina, assure le Cardinal, a certainement un message à dire au monde. « Mais, ajoute-t-il, nous avons aussi à apprendre des autres. Le tout pour lui, c’est « que l’Afrique avance et aille au large dans la réconciliation, dans la justice et dans la paix »,

Le symbole que reflète la présence du cardinal au cours de la cérémonie d’adoration est apprécié à sa juste valeur par Mohamed Ouédraogo, secrétaire général de la communauté musulmane.

« Cette une démarche que nous devons féliciter et encourager », apprécie-t-il. « Cela, ajoute-il, s’inscrit dans le cadre d’un dialogue positif entre les religions et cela encourage tous ceux qui vont s’investir pour a paix au Burkina  Faso ».

Le Mogho Naba Baongho, chef suprême des Mossé, a également marqué de sa présence la prière de ce matin à la place de la Révolution. De même qu’une délégation gouvernementale avec à sa tête le ministre des affaires étrangères Alpha Barry. Kassoum Kambou, président du Conseil constitutionnel était aussi présent.

Oui Koueta

Burkina24


Les officiels écoutant avec attention le prêche de l'Imam Aboubacar Sana. L'imam Aboubacar Sana disant la prière. Le Mogho Naba Baongho (milieu) a marqué de sa présence la cérémonie d'adoration. Le Mogho Naba Baongho avec face à lui le cardinal Philipe Ouédraogo

Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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